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  • : Hublots - ISSN : 2266-324X
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- parce que la visibilité est mauvaise

- améliorer la visibilité

- sur ces hublots

- Hublots mode d'emploi

Sonde

Pêche annuelle

Samuel Beckett, Lettres I.

Claro, CosmoZ.

Pascale Petit, POOL !

Jean-Pierre Martinet, La grande vie.

Anne-Sylvie Salzman, Vivre sauvage dans les villes.

Pablo Katchadjian, Quoi faire.

Eric Pessan, Le syndrome Shéhérazade.

Marie Cosnay, Des métamorphoses.

Olivier Hervy, Agacement mécanique.

Guy Goffette, Mariana, Portugaise.

Gaétan Soucy, N'oublie pas, s'il te plaît, que je t'aime.

Jean-Louis Bailly, La Chanson du Mal-Aimant.

Gabriel Bergounioux, Dominos.

Véronique Pittolo, Une jeune fille dans tout le royaume.

Collectif, Devenirs du roman, Ecriture et matériaux.

Emmanuel Venet, Rien.

Ian Monk, .

Claro, Cannibale lecteur.

Antoine Brea, Petites vies d'écrivains du XXe siècle.

Laurent Albarracin, Fabulaux.

P.N.A. Handschin, Traité de technique opératoire.

Stéphanie Leclerc, Le parasol de Robinson.

Derek Munn, Un paysage ordinaire.

Perrine Le Querrec et Stéphanie Buttay, Coups de ciseaux.

Jacques Josse, Liscorno.

Collectif, Pour Eric Chevillard.

Pascale Petit, Lettres d'amour et Manière d'entrer dans un cercle & d'en sortir.

Lola Lafon, La petite communiste qui ne souriait jamais.

Pierre Jourde, La première pierre.

Didier da Silva, L'Ironie du sort.

Pierre Bergounioux, Préférences.

Thomas Vinau, Juste après la pluie.

Bruce Bégout, L'Accumulation primitive de la noirceur.

Claro, Les souffrances du jeune ver de terre.

Eric Chevillard, Le désordre AZERTY.

Jean-Louis Bailly, Un divertissement.

Eric Chevillard, Péloponnèse.

Emmanuelle Pireyre, Congélations.

Jean-Michel Espitallier, L'invention de la course à pied (et autres trucs).

Leo Lionni, La botanique parallèle.

Laurent Albarracin, Le citron métabolique.

Pascale Petit, Histoir d'ouf.

Christoph Meckel, Portrait-robot. Ma mère.

Christoph Meckel, Portrait-robot. Mon père.

Victoria Horton, Pagaie simple.

Nina Allan, Complications.

Danielle Auby, Bleu horizon.

Richard Elman, Taxi driver.

Frigyes Karinthy, Farémido, le cinquième voyage de Gulliver.

Albin Bis, Albin saison 1, cent épisodes.

Tatiana Arfel, La deuxième vie d'Aurélien Moreau.

Sandra Moussempès, Acrobaties dessinées.

Marie Rousset, Conversation avec les plis.

Céline Minard, Faillir être flingué.

B. S. Johnson, Chalut.

Pierre Jourde, Le Maréchal absolu.

Raymond Federman, A qui de droit.

Claude Chambard, Carnet des morts.

Archives

- Lundi 28 avril à 14h55, dans le cadre de l'émission le Carnet du libraire d'Augustin Trapenard sur France Culture, Sidonie Mézaize, de la librairie Kyralina à Bucarest, parlait de Rien (qu'une affaire de regard).

- Samedi 14 juin de 17h à 18h, Pierre Jourde, Guy Goffette et moi-même étions les invités d'Augustin Trapenard pour son émission le Carnet d'or, qui portait sur le thème de la réécriture.

16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 10:34

Ma confiance dans le potamochère commence à porter ses fruits. Longtemps, malgré les espoirs que j’avais placés en lui, il a fait pâle figure à côté du babiroussa. Mais depuis quelques temps, il paie sa dette régulièrement. Hier encore, tandis qu’un visiteur visitait mes Hublots en quête de l’inévitable babiroussa qui conserve jalousement ses belles défenses (tandis qu’un autre y cherchait le douroucouli qui, bien qu’il n’ait rien d’un suidé, vient prend une place de moins en moins négligeable dans mes statistiques animalières), quelqu’un m’a demandé le poids d’un potamochère. Tout cela est très encourageant, vous en conviendrez. C’est pourquoi, je vous le demande : pourquoi pas l’hylochère ?

Hylochere.jpg

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 10:00

hublots.JPG

Plus de deux ans à publier un billet par jour ou presque, franchement, ce n’est pas raisonnable. J’ai bien essayé, il y a un an jour pour jour, ah non c'était le 2, de me convaincre discrètement de me contenter de trois billets par semaine, mais visiblement je n’ai pas été assez convaincant pour être convaincu. Il va bien falloir pourtant que je ralentisse un peu. Mais un peu seulement (non, mon écran, ce n’est pas la peine de me jouer tous les matins l’écran noir de mes nuits blanches – si tu persistes dans tes caprices, je te remplace). De même, je vais peut-être lire un peu moins. Bref vous avez deviné, j’ai besoin d’écrire un peu plus. Je n’en parlerai pas non plus : le rapport entre ce que j’écris et ce que je publie n’est pas évident, et je préfère parler de ce que je publie : c’est public. Voilà ce que je me souhaite. Quant à mes visiteurs, je ne leur souhaite rien, dirait l’autre – que du bonheur, quoi.

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 06:47

J’ai une dette envers le babiroussa. Il s’est trouvé, il y a de cela un certain temps, un babiroussa assez audacieux pour se glisser presque à mon insu derrière ces Hublots. Depuis, c’est une vraie rente. Tous les jours ou presque, les amateurs de babiroussas se précipitent sur mon blog. Ils sont discrets, s’en vont sans laisser de commentaires, mais tiennent une place non négligeable dans mes statistiques. C’est indiscutable, je dois une part de ma notoriété au babiroussa. Combien d’exemplaires de Liquide n’ai-je pas dû vendre par l’entremise discrète du babiroussa ! D’autres animaux, notamment invités par une inadvertance de Monsieur Le Comte, batifolent également ici et là, mais aucun d’eux ne paie son loyer avec la régularité du babiroussa. De temps à autre j’ai bien des nouvelles d’un bulbul (mais lequel ?), l’amphioxe lancéolé aussi parfois se rappelle à mon souvenir, mais à côté du babiroussa, franchement, ils ne font pas le poids.

potamochere.JPGIl y a longtemps que je connais le babiroussa. Tout petit déjà, il avait mes faveurs. Je me souviens cependant que je l’associais toujours au potamochère, son assez proche parent d’ailleurs – même si, probablement brouillés, ils ont mis un océan (Indien) entre eux deux. C’est pourquoi, maintenant qu’un nouveau best-seller est prêt à paraître, je préfère soulager ce premier attaché de presse et lui adjoindre son cousin – en attendant qu’il soit temps de parler du cousinage guère plus évident mais néanmoins réel entre Liquide et Monsieur Le Comte au pied de la lettre.

 

PS : Afin qu’on ne m’accuse pas de publicité mensongère – et comme d’ailleurs le contenu de ce billet est par ailleurs rigoureusement authentique – je dois honnêtement avertir mes lecteurs potentiels qu’il n’y a pas plus de potamochères dans Monsieur Le Comte au pied de la lettre que de babiroussas dans Liquide. (En revanche il y a pas mal de bulbuls et l’amphioxe lancéolé connaît une fin tragique.)

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 14:26

Hublots.JPG

C’est bientôt la rentrée (la vraie, pas la « littéraire »), c’est sûrement pour ça que je me sens d’humeur pédagogique. Allez, un billet que j’aurais plutôt dû faire il y a bientôt deux ans, à l’ouverture de ces Hublots : comment ça marche ?

A gauche de votre écran, il y a (de plus en plus) de hublots. Au premier étage (tout en haut donc, sur un blog comme sur une page on marche les pieds au plafond), le Hublog à lectures, qui dit bien ce qu’il veut dire. Je n’y parle guère que de mes lectures intéressantes – et encore, pas toutes. Et pour éviter leur enfouissement définitif, lesdites lectures sont accessibles plus bas, toujours à gauche de votre écran, « par le hublot (droit) », par ordre alphabétique des noms d’auteur. S’il y a plusieurs billets consacrés au même auteur, il y a des chiffres. On peut cliquer sur tout ça. C’est à la fois subjectif et circonstanciel, bien sûr : je n’y parle guère de ce que j’ai lu il y a vingt ans. Oui, il y a des chouchous ; pas la peine de me le faire remarquer. En dessous, le Hublog à conjectures. C’est juste pour la rime, ça ne veut rien dire. Le Hublog à conjectures est aux Hublots ce que le troisième groupe est à la conjugaison des verbes en français : un vulgaire fourre-tout. Le Hublot métahublotique ; évidemment, vous y êtes – et parce que les blogs aiment se regarder. Le Hublot rétrospectif, parce que j’ai quand même écrit pendant vingt-cinq ans environ avant d’envoyer quelque chose à un éditeur – mais finalement j’en parle peu. Le Hublot photographique, c’est celui de mon petit appareil photo. Le Hublot graphique, parce que j’ai pas mal dessiné, surtout quand écrire et lire étaient devenus plus qu’un problème (dessiner m’engageait moins mais me parlait aussi d’écriture). Les deux Hublots des machines : j’écris aussi ici même. J’y parle d’une part de la Vie des hauts plateaux, et d’autre part de ce que je suis Seul à voir. Ces feuilletons vont sûrement reprendre cette semaine, d’ailleurs. Le Hublot pour regarder la mort vive par temps clair, c’est parce que j’ai écrit trois livres publiés avant l’ouverture de ces Hublots. Le Hublot supplémentaire c’est un hublot supplémentaire. Le Hublot sur Liquide concerne le roman du même nom, de même le Hublot de Monsieur Le Comte, mais très différemment ; il pourra aussi être judicieux de rouvrir celui-là après lecture du livre, tiens.

A droite, un Hublot panoramique sur mon paysage intérieur (c’est pour ne pas dire publicitaire). En cliquant sur mes petits livres, on peut lire les échos (ou le silence) qui les ont accompagnés, ainsi que les premières pages. Le reste parle de soi, je crois. Quant à l’esprit dans lequel j’ai ouvert ces Hublots, j’en ai un peu parlé ici et  ; tiens, c’est même collé en haut à gauche : une bonne place pour ce billet-ci. Vous avez des questions ?

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 15:12

On nous a mis une petite barre en haut. Ce n’est pas très joli mais on ne peut pas l’enlever si on n’est pas « premium ». Alors j’en prends mon parti. Et puis, il y est beaucoup question d’amour : « j’aime », « vous aimerez ». De temps en temps, comme j’aime mes Hublots, ben tiens, je regarde qui d’autre j’aimerai aussi, dans le futur. Souvent, j’aime déjà. Parfois, je suis plus surpris, mais, pourquoi pas : les employés de la Redoute qui redoutent la déroute ont a priori toute ma sympathie, ainsi que les ouvriers indépendants de la Sarthe, et même les membres du club canin de la Chapelle les Marais – surtout s’ils viennent faire un peu d’éducation cyno-civique auprès des propriétaires de chiens qui prennent l’espace vert devant chez moi pour un coprodrome (marre de nettoyer les semelles du fiston). Mais on peut aussi, reconnaissons-le tout de même à cette barre à laquelle déjà je me suis résigné, faire de belles découvertes, comme cette femme-boîte, que je vous laisse découvrir ; elle est encore toute neuve.

cartonsDu coup, j’ai éprouvé le besoin de mettre de l’ordre dans mes hublots. C’est un peu vain, mais on ne pourra pas dire que je ne range jamais rien. C’est-à-dire que j’ai partagé le Hublog, qui était un peu fourre-tout, entre un Hublog à lectures, un Hublot photographique et un Hublog à conjectures, parce qu’il faut bien quand même un peu de désordre dans toute cette belle ordonnance.

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 06:12

J’aime à penser que la qualité de mes lecteurs est inversement proportionnelle à leur quantité. De temps en temps, pour me conforter, je consulte l’onglet « statistiques » de mes Hublots. «Fréquentation », je le traduis facilement par « quantité » ; sous « provenance », avec un peu d’imagination, je lis « qualité ». Que du beau monde en effet ! (Même si, je vous l’accorde, on ne voit pas nettement les visages.) Du coup, c’est non sans appréhension que je guette du coin de l’œil le succès qui n’attend qu’un faux pas de ma part pour me sauter dessus.

la-rage-de-vaincre.jpg

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 12:08
hublots-2.JPG

Si je faisais un blog ? Ce serait bien. Je pourrais faire un billet tous les deux ou trois jours, en m’organisant, je devrais pouvoir trouver le temps ; bien sûr j’ai d’autres vies mais plus on a de vies plus on a de temps, non ? Ça ferait trois billets par semaine, quatre parfois, quand je serais en veine. Il faudrait un nom, alors j’appellerais ça Hublots, parce que la visibilité est mauvaise, parce que la visibilité est mauvaise, oui, Hublots, tiens, voilà, tu le tiens ; ne te pose pas trop de questions. Je n’aurais qu’à coller des hublots sur le module tout prêt d’Overblog et hop, le tour serait joué : c’est ça qui est bien dans l’écriture, un peu comme la course à pieds ; ça coûte pas cher, non merci, je n’ai besoin de rien. Bien sûr j’y parlerais de mes livres, tiens donc, j’y consacrerais un hublot, ou plusieurs, un par titre, à voir. Mais pas que sur les miens parce que je ne suis pas tout seul, quand j’écris ; il y en a d’autres, je le sais parce que je les lis, souvent ; parfois j’ai même l’impression que j’écris quand je les lis, que je suis l’auteur de leurs livres, de tous les livres ; non non, il n’y a pas forcément toujours de quoi se vanter ; c’est pour ça que je suis incapable de dire du mal d’un livre : s’il ne vaut rien je ne suis pas innocent. Parler des livres, c’est sûrement améliorer la visibilité. Et puis il faudrait que je montre autre chose, aussi. Autre chose que ce qu’il y a dans mes livres qui se ressemblent comme des frères qui ne se ressemblent pas. Autre chose ça permettrait de donner de la perspective. Ça aussi améliorerait la visibilité, différemment. Je pourrais, par exemple, montrer ce que je suis seul à voir – parce qu’il y en a, des choses que je suis seul à voir. Ça ferait un hublot ; tiens, regardez donc ce que je suis seul à voir (parce que la solitude, parfois, ça pèse). Et puis je pourrais inventer une machine à aller voir ailleurs, mais alors quelque chose qui fonctionnerait quasi tout seul, sans mon concours ou presque ; il y a sûrement moyen de, il suffit de le trouver, d’ailleurs, tiens, voilà, écoute-les, prends des notes, ça vaut une interview, la voilà, la Vie des hauts plateaux : il suffit qu’on ne sache pas de quoi je parle, fais confiance à l’autre, il a tout ce qu’il faut, ce monde il le fera à ta place ; c’est un cadeau de mendiant que tu lui fais. Et puis, tiens, je pourrais aussi parler de mes hublots, dans mes hublots ; je pourrais ouvrir un hublot rien que pour mes hublots ; en cherchant bien j’aurais bien deux ou trois billets à y mettre. Voilà. Mais un billet tous les deux ou trois jours, ce serait déjà pas mal. Plus, ça ne serait pas raisonnable.

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 21:50

Il y aura un an demain que j’ai posté sur ce blog son billet inaugural, en guise de présentation suffisamment floue pour qu’on ne sache pas trop à quoi s’attendre – ne pas savoir à quoi s’attendre, c’était aussi mon cas. L’envie me tenaillait depuis déjà longtemps (enfin, longtemps ; depuis que je sais qu’Internet existe ; l’information est très lente à parvenir jusqu’à moi) ; l’envie me tenaillait, à suivre les blogs, à commencer par Lignes de fuite, qui fut probablement le premier, à la recherche que j’étais de nouvelles pistes de lecture, vite séduit par les choix non formatés de son hôtesse. Si les Lignes de fuite peut-être furent marraines, c’est sans doute chez Les idées heureuses qu’il faut chercher le parrain – qui fut aussi l’auteur du premier commentaire ; et qui nous a lâchés il y a peu, heureusement pour la bonne cause. (Et n'oublions pas Laurent, dont les petites mains ont grandi d'un an.)

Cet anniversaire, en plus des cadeaux – merci ; j’adore en recevoir, comme récemment ici et – c’est aussi l’occasion de préciser cette idée, qui me suit, qu’on n’écrit pas tout seul, qu’on n’est pas seul responsable de ses textes quand on écrit, et qu’on n’est pas seulement responsable de ses textes, mais aussi de ceux qu’on lit, et même de ceux qu’on ne lit pas ; que la littérature, si elle est ce qu’elle est, l’est non seulement par les auteurs, mais aussi par les lecteurs, auteurs d’une autre sorte – puisqu’ils sont aussi ceux qui, en fin de compte, rendent possible l’existence du livre.

Certains livres ont l’existence plus facile que d’autres. Certains seront, dans un langage d’éditeur, difficiles à publier, dans un paysage brouillé. Il y a là une tâche commune. Après tout, parler des livres qu’on aime, surtout ceux dont on sait qu’ils risquent d’avoir du mal à trouver leurs lecteurs, ce n’est pas foncièrement différent de présenter, sur un blog, des textes auxquels on croit et qui risquent fort de se trouver dans le même cas. C’est pour ça qu’au Hublog j’ai cru bon d'associer mes deux Hublots des machines, vous aurez reconnu Seul à voir et Vie des hauts plateaux (qui, apprenez-le, obéissent à des règles foncièrement différentes). Même autarcique (voire parfois auto-promotionnel, assumons-le), le blog peut être une manière facile et modeste de, peut-être, aider à faire avancer les choses, décoller les étiquettes, dissiper le brouillard.

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 22:11

Problème d'images

Suite à un problème sur les serveurs d'images, l'ajout d'images et de documents est temporairement impossible. Veuillez nous excuser pour cette panne passagère.


Ce soir la vie des hauts plateaux sera secrète (encore plus). (J'ai d'abord cru que c'était ma faute.)

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 06:21

Améliorer la visibilité (vocation initiale de ces Hublots), ce n’est pas tant l’accroître (quoique si, honnêtement ; tout de même un peu) ; c’est moins l’accroître, disons, qu’en augmenter la définition. Rendre l’image plus juste. Plus de pixels. Même si plus juste, c’est justement plus trouble, plus double, plus disparate.

(Celle d’autrui ou la mienne, même combat. Parler d’un livre que j’aime, bien sûr c’est aussi parler de moi – et d’ailleurs je peine à m’empêcher d’être fier d’une belle lecture, comme si j’en étais l’auteur. Inversement, trouver qu’un livre est raté – ou pire : qu’il n’est pas juste – est douloureux. Si je n’en parlerai pas, c’est moins pour épargner un auteur que moi-même. Je ne crois pas qu’on soit seul auteur de ses livres, mais c’est un autre sujet.)

Longtemps (vraiment très longtemps), j’ai été le Futur champion. Ça m’a pris dès l’enfance. L’adolescence n’a fait qu’aggraver la chose, l’âge adulte ne m’a pas guéri. Graphomane quotidien durant de longues années, je n’ai tenté que très peu d’envois vers les éditeurs. Un manuscrit, c’était au milieu des années 80, adressé à combien ? cinq ? six ? éditeurs. Les premiers auxquels on pense quand on voit les choses de l’extérieur. Le manuscrit, dactylographié par mes soins, était à peine lisible. (Quand je pense que le seul éditeur à m’avoir répondu d’une manière un peu personnelle à l’époque fut Grasset, ça ne me rajeunit pas.) Puis j’ai continué à écrire, de plus en plus, sans jamais rien faire lire à personne. Le Futur Champion.

C’était compter sans l’ironie pragmatique de M, qui me dit un jour : « Avec tout le temps que tu passes à écrire, ce serait quand même bien que tu écrives quelque chose qui soit publié. » C’était une plaisanterie, bien sûr, une demi-plaisanterie comme je les aime aussi, et – bizarrement – je l’ai prise au mot. (Au fond, je sais bien que je l’ai prise au mot parce que je savais très bien, pas fou, qu’aucun éditeur jamais ne jetterait un œil à mon travail : je ne risquais pas grand-chose. Timoré ? sans aucun doute.)

Alors j’ai acheté un ordinateur, j’ai appris à m’en servir, et j’ai commencé à écrire « quelque chose qui soit publié ». (Au subjonctif, bien sûr.) Donc, un roman. En baissant, consciemment, les exigences d’écriture qui étaient les miennes. (Qu’on ne se trompe pas sur le sens de ces derniers mots : mes exigences d’écriture avaient vraiment besoin d’être sinon baissées, du moins révisées, car je n’écrivais plus guère que de toutes petites choses, non sans charme, mais assez misérables. Penser au lecteur possible, à ce moment-là, ça a été comme une respiration.) Pris au jeu, j’ai essayé tout de même de rester aussi juste que possible.

C’est curieux quand même, comment les choses ne se passent pas comme prévu : le projet, à peine proposé (aux mêmes éditeurs que quinze ou seize ans auparavant, un peu moins même), a été accepté, par une grande maison. Je n’y ai pas cru. En même temps, j’ai senti, confusément, qu’il se faisait sur ma personne une sorte d’erreur de casting. Sans doute y étais-je pour quelque chose : je n’étais pas tout à fait moi-même. Mais il faut dire aussi que n’être pas soi-même, c’est le ressort de mon écriture.

N’être pas soi-même, c’est en effet ce qui pousse à proposer autre chose, quelque chose en apparence de très différent (sauf qu’au fond, c’est toujours la même chose : pas soi-même). Ça étonne, ça déroute, ça déçoit. Il y a des auteurs qui réécrivent sans cesse presque le même livre, tendant vers quelque chose, et cette tension me touche. Il y en a d’autres qui se déplacent autour d’un même objet, s’étonnant de le voir chaque fois si différent alors qu’il n’est qu’un ; je suis plutôt de ceux-là, je crois.

C’est pourquoi j’ai voulu, dans mes Hublots des machines, donner à lire, à voir, des choses encore différentes, différentes de ce qui est déjà publié, différentes du Liquide prêt à paraître, et pourquoi pas différentes encore du prochain à suivre : histoire de donner une image plus juste du pot (autour duquel je tourne).

 

Si je reste quelques jours sans poster ni répondre aux commentaires, ne m’en tenez pas rigueur : je serai parti ramasser des coquillages.

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Rien (qu'une affaire de regard) couv

Mon premier roman, indisponible depuis des années, fait l'objet d'une réédition revue et corrigée, chez Quidam éditeur bien sûr, sous le titre Rien (qu'une affaire de regard). (Mars 2014)

La quatrième de couverture.

L'accueil de la critique.

Le Carnet du Libraire, sur France Culture.

 

Couv Dans mon oreille
Dans mon oreille, illustré par Henri Galeron, aux éditions Motus (12 septembre 2013).

par le hublot (droit)

(A suivre) - J.d'Abrigeon (2) - L.Albarracin (2) - Albin - P.Alferi (2) (3) - J.Alikavazovic - N.Allan - Altan - T.Arfel - P.Arguedas - M.Arrivé (2) (3) (4) (5) (6) - D.Auby  (2) (3) - P.Autin-Grenier - L.Bablon - JL.Bailly (2) (3) - I.M.Banks - J.Baqué - C.Barreau - L.Bassmann (2) (3) (4) - E.Baudoin (2) - F.Beaune - C.Beauvoir - S.Beckett (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) - B.Bégout - Th.Beinstingel (2) (3) (4) - J.duBellay - L.BenincáG.Bergounioux (2) (3) (4) (5) (6) - P.Bergounioux (2) (3) - A.Bertina (2) - A.Bertrand - H.Bessette - P.Bettencourt - F.Bon - E.Bonnargent - M.Bonnevay - S.Bourgois - A.Bréa (2) - RD.Brinkmann - R.Butlin - O.Cadiot - JL.Caizergues (2) - N.Caligaris - I.Calvino - M.Candré - K.Čapek (2) - Casanova - Cl.Chambard - P.Chamoiseau (2) - G-O.Châteaureynaud (2) - E.Chauvier - E.Chevillard (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9) (10) (11) (12) (13) (14) (15) (16) (17) - Claro (2) (3) (4) - J.Coe (2) (3) - M.Cohen (2) (3) (4) (5) - S.Coher (2) - S.T.Coleridge  (2) - Colette - Y.Colley - M.Cosnay (2) (3) (4) (5) (6) (7)JL.Coudray (2)D.da Silva (2) (3) (4) (5) (6) - D.Decourchelle (2) - M.Desbiolles - A.DiazRonda - A.Dickow (2) - Y.diManno - S.Doppelt - M.Draeger (2) - C.Dubois - M.Duplan - J.Echenoz - R.Elman - Chr.Esnault - J-M.Espitallier - E.Faye (2) - R.Federman (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9) (10) (11) - E.deFilippo - J.Filloy - G.Flaubert (2) (3) - F.Forte (2) - Em.Fournier - H.Frappat (2) (3) - Fred - M.Frering (2) - R.Froger - F.Gabriel - A-M.Garat - Ph.Garnier (2) (3) (4) (5) - R.Gary - M.Giai-Miniet - J.Giono - L.Giraudon - G.Goffette - I.Gontcharov (2) (3)S.J.Gould - J.Grandjean - Grimm - F.Griot - D.Grozdanovitch (2) (3) - D.Guillec - P.N.A.HandschinB.Heim (2) - Hergé - O.Hervy - R.Hoban (2) - E.Hocquard - Homère - V.Horton (2) - B.Jacques - R.Jirgl - B.S.Johnson (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9) (10) (11) - G.Josipovici (2) (3) (4) - J.Josse (2) (3) - J.Jouet (2) - P.Jourde (2) (3) (4) (5) (6) - F.Kafka (2) - Fe.Karinthy - Fr.Karinthy (2) - P.Katchadjian - J.Lafargue (2) (3) (4) - E.Larher - F.Léal - S.Leclercq - JMG.LeClézio - A.Lefranc (2) - LeGolvan (2) - M.Lentz - P.LePillouër - P.LeQuerrec (2) - D.Lespiau (2) - E.Levé - L.Lionni - H.Lucot (2) - S.Macher - Chr.Macquet - C.Mainardi (2) - LE.Martin - J-P.Martinet - Masse - F.Matton (2) (3) - D.MémoireH.Michaux - P.Michon - C.Minard (2) (3) (4) (5) (6) (7) - H.Mingarelli (2) (3) - Moebius - Chr.Molinier - I.Monk - D.Montebello - J.Montestrela - R.Morgiève (2) - S.Moussempès - J.Mouton (2) - D.Munn - Munoz et Sampayo - Nerval (2) (3) - Ovide - E.Pagano - Y.Pagès - J-F.Paillard - A.Parian - P.Parlant - M.Pautrel - D.Pennac - X.Person - E.Pessan (2) (3) (4) (5) - P.Petit (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9) (10) (11) (12) (13) (14) (15) (16) (17)H.Pinter - E.Pireyre (2) (3) - F.Pittau (2) - V.Pittolo (2) (3) - V.Poitrasson - M.Pons (2) - C.Portier (2) (3) - C.Prigent - D.Quélen - N.Quintane (2) (3) - E.Rabu - E.M.Remarque - M.Rivet - O.Rohe - Cl.Rosset - M.Rousset - AS.Salzman (2) - A.deSandre - N.Sarraute - J.Sautière - A.Savelli (2)E.Savitzkaya  (2) (3) (4) (5) (6) - B.Schulz - O.Scohy - P.Senges - A.Serre (2) - M.Simon - S.Smirou - M.Sonnet (2) (3) - G-Soucy - G.Stubbe - L.Suel - I.Svevo - Y.Ténédim - P.Terzian - A.Tot - E.Venet - R.Verger (2) (3) - M.Villemain (2) - Th.Vinau (2) (3) - A.Volodine (2) (3) (4) (5) (6)C.Wajsbrot - C.Ysmal - F.Yvert