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Sonde

Pêche annuelle

Samuel Beckett, Lettres I.

Claro, CosmoZ.

Pascale Petit, POOL !

Jean-Pierre Martinet, La grande vie.

Anne-Sylvie Salzman, Vivre sauvage dans les villes.

Pablo Katchadjian, Quoi faire.

Eric Pessan, Le syndrome Shéhérazade.

Marie Cosnay, Des métamorphoses.

Olivier Hervy, Agacement mécanique.

Guy Goffette, Mariana, Portugaise.

Gaétan Soucy, N'oublie pas, s'il te plaît, que je t'aime.

Jean-Louis Bailly, La Chanson du Mal-Aimant.

Gabriel Bergounioux, Dominos.

Véronique Pittolo, Une jeune fille dans tout le royaume.

Collectif, Devenirs du roman, Ecriture et matériaux.

Emmanuel Venet, Rien.

Ian Monk, .

Claro, Cannibale lecteur.

Antoine Brea, Petites vies d'écrivains du XXe siècle.

Laurent Albarracin, Fabulaux.

P.N.A. Handschin, Traité de technique opératoire.

Stéphanie Leclerc, Le parasol de Robinson.

Derek Munn, Un paysage ordinaire.

Perrine Le Querrec et Stéphanie Buttay, Coups de ciseaux.

Jacques Josse, Liscorno.

Collectif, Pour Eric Chevillard.

Pascale Petit, Lettres d'amour et Manière d'entrer dans un cercle & d'en sortir.

Lola Lafon, La petite communiste qui ne souriait jamais.

Pierre Jourde, La première pierre.

Didier da Silva, L'Ironie du sort.

Pierre Bergounioux, Préférences.

Thomas Vinau, Juste après la pluie.

Bruce Bégout, L'Accumulation primitive de la noirceur.

Claro, Les souffrances du jeune ver de terre.

Eric Chevillard, Le désordre AZERTY.

Jean-Louis Bailly, Un divertissement.

Eric Chevillard, Péloponnèse.

Emmanuelle Pireyre, Congélations.

Jean-Michel Espitallier, L'invention de la course à pied (et autres trucs).

Leo Lionni, La botanique parallèle.

Laurent Albarracin, Le citron métabolique.

Pascale Petit, Histoir d'ouf.

Christoph Meckel, Portrait-robot. Ma mère.

Christoph Meckel, Portrait-robot. Mon père.

Victoria Horton, Pagaie simple.

Nina Allan, Complications.

Danielle Auby, Bleu horizon.

Richard Elman, Taxi driver.

Frigyes Karinthy, Farémido, le cinquième voyage de Gulliver.

Albin Bis, Albin saison 1, cent épisodes.

Tatiana Arfel, La deuxième vie d'Aurélien Moreau.

Sandra Moussempès, Acrobaties dessinées.

Marie Rousset, Conversation avec les plis.

Céline Minard, Faillir être flingué.

B. S. Johnson, Chalut.

Pierre Jourde, Le Maréchal absolu.

Raymond Federman, A qui de droit.

Claude Chambard, Carnet des morts.

Archives

- Lundi 28 avril à 14h55, dans le cadre de l'émission le Carnet du libraire d'Augustin Trapenard sur France Culture, Sidonie Mézaize, de la librairie Kyralina à Bucarest, parlait de Rien (qu'une affaire de regard).

- Samedi 14 juin de 17h à 18h, Pierre Jourde, Guy Goffette et moi-même étions les invités d'Augustin Trapenard pour son émission le Carnet d'or, qui portait sur le thème de la réécriture.

27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 18:32

J’annonçais il y a un an jour pour jour le divorce officiel entre la grammaire et l’épreuve de français du brevet, c’est une affaire confirmée. Le texte de Charlotte Delbo (saluons quand même l’effort notable pour sortir un peu des sentiers battus – non sans regretter l’absence d’un vrai paratexte introductif qui aurait permis d’éviter quelques hors sujet en rédaction) n’a inspiré aux concepteurs encore une fois qu’une seule et malheureuse question de grammaire : la 5b (il y en avait 8) :

« J’avais toujours pensé que nous tomberions ensemble », identifiez le temps du verbe tomber et justifiez son emploi.

Le conditionnel présent (réponse attendue mais on admettra aussi la seule mention du conditionnel sans précision supplémentaire) est en effet un temps de l’indicatif, ça ne fait aucun doute à mes yeux mais force est de constater que beaucoup de mes collègues le présentent encore comme un mode, j’espère que ça n’aura pas troublé les plus sérieux de nos élèves (car celui qui aura juste répondu « présent » en considérant qu’on ne lui demandait pas le mode n’aura pas le demi-point).

Le demi-point suivant portait donc sur l’interprétation de ce conditionnel – et bien sûr c’est là que les choses deviennent intéressantes : quand la question de grammaire est au service de l’interprétation. « J’avais toujours pensé que nous tomberions ensemble », avec cette subordination à une principale au plus-que-parfait, aucun doute possible, le conditionnel a valeur de futur dans le passé. Bravo. Sauf que. Sauf que la phrase reproduite dans la question est tronquée, Charlotte Delbo a écrit : « J’avais toujours pensé que nous tomberions ensemble, si nous tombions. » Cette hypothétique finale évidemment change la donne. On est dans le cas, tout à fait passionnant à condition d’être loin du collège, d’une syllepse des valeurs temporelle et modale du conditionnel : le système hypothétique justifie le conditionnel aussi bien que la concordance des temps. Passionnant, non ? Entre d’autres termes, le candidat qui parle d’hypothèse mérite autant son demi-point que son camarade qui a reconnu un futur du passé. Et voilà comment la question de grammaire est annulée – sauf à savoir reconnaître un conditionnel par sa terminaison.

Concernant l’évaluation de la maîtrise des outils de la langue, comme on dit aujourd’hui, ce sera tout. Vous me direz qu’il y a la réécriture, remplacer une deuxième personne du singulier par une troisième du pluriel : « Je sais que tu es brave, je sais que tu sauras vivre sans moi. Il faut que tu vives, toi. » Je ne commenterai pas la longueur de l’exercice (4 points quand même, 0,5 par changement correct effectué), mais faites-le, observez le résultat. L’intérêt ne me paraît pas évident. (J’ai la faiblesse de penser que la réécriture est un exercice d’orthographe qui doit faire sens, qui doit faire réfléchir à la forme choisie par l’auteur. D’accord, ce n’est pas toujours facile à trouver.)

Il nous reste la dictée. C’est un peu comme l’an dernier : il faut montrer qu’on est exigeant sur l’orthographe. Du coup on a encore un texte difficile. Piégeux, même. Bien trop, à mon avis. Mais comme il faut bien que les élèves réussissent, on va faire des tolérances. Le candidat qui aura écrit  « Toutes confidences, tous contacts exigent un déplacement. Et il y a les distributions d’armes, de journaux, de postes émetteurs, de matériels de sabotages. Ce qui explique la nécessité d’une armée d’agents de liaisons qui tourne à travers la France comme des chevaux de manèges » aura la même note que celui qui aura procédé à des accords moins étonnants. Dans des cas pareils, si on ne veut pas pénaliser la majorité des candidats, qu’au moins on bonifie ceux qui pratiquent les accords les plus conformes au sens du texte.

Enfin, tout ça ne concerne que les élèves qui ne sont pas officiellement reconnus comme dyslexiques. Car ceux-là, à moins de souffrir d’une dysorthographie profonde, n’ont pas grand-chose à craindre de leur dictée à choix multiple. Sur un paquet de 39 copies, les deux dyslexiques avérés ont obtenu respectivement 6 sur 6 et 5,5 sur 6. Il y avait sans doute bien d’autres candidats dont les difficultés spécifiques auraient justifié au minimum le même traitement, mais certaines familles n’ont pas forcément conscience de la nécessité d’une prise en charge, et d’autres préfèrent aider leurs enfants à surmonter les difficultés plutôt que de les aplatir devant eux.

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 16:09

De tous les insectes ailés

encore vivants de nos jours

le plus ancien est

l’éphémère.

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 15:50

Le cerf trouve la tortue bien mesquine, lui qui sur sa tête transporte toute sa forêt.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 17:31

http://fr.wahooart.com/Art.nsf/O/8XYK6C/$File/Max-Ernst-Europe-after-the-Rain-II.JPG

Cliquez pour voir avec Max Ernst.

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 16:12

L’épouvante est au coin de la rue. Ou pourquoi pas dans un vestiaire de piscine quasi désert. Les protagonistes : d’un côté trois marmots, trois quatre ans tout au plus, grands yeux bleus et tignasse blonde toute bouclée, les bras dans les brassards à fleurs ou à canards selon le sexe. De l’autre, un homme à la stature impressionnante, mal rasé, crâne tondu, l’œil noir – façon de parler, ce quasi cyclope en a quand même deux. Et voilà que ces trois marmots, que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, car même en slip de bain vous m’avez reconnu, se précipitent vers moi en battant des ailes comme des canetons – impossible en effet avec ces brassards de garder les bras le long du corps. En quelques secondes, je suis cerné. Ils sont trois, donc ; deux garçons et une fille, ou plutôt un garçon et deux vrais jumeaux de sexe différent, mais oui je sais bien que ça n’existe pas mais je sais bien aussi ce que j’ai vu : deux enfants identiques, je dis bien identiques, sauf par le sexe. A moins que les parents n’aient trouvé que le travestissement de l’un pour le distinguer de l’autre, qui sait. En tout cas ils ont le même visage avec ces grands yeux bleus écartés sous les mêmes bouclettes blondes. D’ailleurs l’autre garçon a aussi le même visage, mais ses bouclettes sont un peu plus foncées et il est un peu plus grand. Ou plutôt un peu moins petit. Quelles sont leurs intentions ? Leurs visages sont souriants, mais ça n’est pas rassurant pour autant. Qu’ont-ils besoin de sourire, d’ailleurs ? Qu’y a-t-il de si réjouissant dans leur situation, seuls dans un vestiaire de piscine avec un géant inconnu ? Mais déjà et sans tarder ils ont pris la parole. Ils s’expriment dans un français châtié. Malgré leur très jeune âge, ce n’est pas à eux que viendrait l’idée de tutoyer un monsieur inconnu. Leurs intentions, à les entendre, c’est de connaître les miennes. « Alors vous venez à la piscine ? » « Pour quoi faire ? » « Vous avez fini ? » « Votre voiture, elle est de la marque Citroën ? » « Vous prenez vos chaussures ? » (En effet, je suis en train de prendre mes chaussures, c’est contre mon casier que le trio m’a acculé.) « C’est une Peugeot, votre voiture ? » Et tout ça sans cesser de me fixer de leurs immenses yeux bleus au-dessus du même sourire imperturbable. Heureusement j’ai pu me glisser avec mes affaires dans l’interstice d’une cabine toute proche.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 15:58

Ma lecture d’autrui est polluée par moi-même. Moi-même est surtout celui-là qui par ailleurs écrit et ne cesse de se rappeler à la mémoire de celui qui lit et du coup j’avoue que c’est souvent que je lis des choses qui n’y sont pas. Je ne devrais pas dire lire alors mais plutôt inventer peut-être, mais non car sans le texte préalable point de cette invention-là ; c’est donc de la lecture encore, son versant singulier, celui que chacun est seul à voir – quoi.

Broder peut-être ne serait pas mal puisque le support textile y est supposé. Je suis un lecteur très brodeur. J’ai honte souvent. Ma lecture ne rend pas justice au texte. Les textes que je lis n’ont pas besoin de moi, c’est justement parce qu’ils n’ont pas besoin de moi que leur lecture me fait envie. Et les lisant, voici que c’est moi qui m’y vautre. Une amnésie galopante vient les recouvrir de ma propre lecture dont je m’éveille par instant juste le temps de me rendre compte que ça n’a plus rien à voir.

Lire est impossible ; l’idée souvent me traverse – mais jamais celle d’arrêter. Je me dis : il ne peut pas y avoir plusieurs consciences à l’intérieur les unes des autres. Je me dis : on ne vit que pour ça : être quelqu’un d’autre, quelques-uns d’autres plutôt, en même temps que soi. Ça n’est pas possible, mais c’est la direction. On fait l’amour aussi pour ça. Comme tout est merveilleusement logique : quand on fait l’amour, parfois, des enfants naissent. Ou alors on lit. Quoi d’autre ?

http://a400.idata.over-blog.com/442x500/0/41/70/57/le-cabinet-de-curiosit-s-de-m-aristide-sauveterre/Arcimboldo-Adam-corps.jpg

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 17:05

Moins maintenant faute de temps mais quand même, j’ai toujours été lecteur de bandes dessinées. Le rapport que j’ai aujourd’hui avec la littérature contemporaine, avec la même curiosité et le même goût pour les sentiers non balisés, je l’ai développé d’abord pour la bande dessinée. A quinze ou seize ans, je ne jurais que par Muñoz et Sampayo – et aujourd’hui encore (plus quelques autres). Le temps et la place manquant, j’en lis moins maintenant ; ça ne m’empêche d’aller lire ceux qui en lisent plus comme Mitchul, le taulier du blog Me, myself and I, qui m’a justement fait l’invitation d’une interview sur ma bibliothèque : l’occasion de dire à quel point la place et le temps manquent. C’est par ici.

le-coeur-de-la-bibliotheque-est-tout-en-bas-a-gauche.jpg 

(Le cœur de ma bibliothèque est tout en bas à gauche.)

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 14:29

A l’occasion de la parution de son nouveau livre (Le réel n’a pas eu lieu) qui, tiens, va nous parler de littérature, je lis sur le site de l’Express cette interview de Michel Onfray. Les gens ne lisent plus, nous dit-il en substance ; ça enfonce un peu les portes ouvertes mais enfin ça n’est pas faux non plus.

Alors je lis jusqu’au bout, quand même. « Les vrais éditeurs, capables de prendre des risques sans céder aux sirènes de la mode, on ne sait malheureusement plus où les trouver. » Ah tiens, moi je sais. Qu’est-ce que je suis bien informé quand même.

« L’avantage, quand j’étais publié chez Grasset, c’est qu’on m’envoyait tous les romans publiés chez eux. Ça me paraissait tellement indigent comme littérature que j’ai cherché à jeter un coup d’œil à autre chose, des auteurs ou éditeurs dont on m’avait parlé. J’ai lu Houellebecq… »

Alors là évidemment on comprend mieux : il lisait les romans publiés par Grasset. Un éditeur connu pour ne faire aucun tri dans ses publications (certes il n’est pas le seul) et à publier à peu près tout et n’importe quoi sous sa couverture jaune – et même quelques bons livres, d’ailleurs, qui s’y trouvent du fait plutôt mal servis. Du coup Onfray a l’idée – louable – d’aller voir ailleurs ce qui se publie : Houellebecq. On sent l’esprit curieux, qui aime à sortir des sentiers battus. Et c’est reparti pour une diatribe anti-Houellebecq, avec évidemment le marronnier de la diatribe anti-Houellebecq :

« Avec son non-style aussi, sur le mode "sujet verbe complément", truffé de verbes pauvres.  

Quand j’écris, moi aussi j’ai a priori des verbes pauvres : être, dire, faire. Je retravaille ensuite mon texte pour les enlever, pour proposer une langue riche, précise. »

Personnellement je suis loin d’être un inconditionnel de Houellebecq, mais s’il y a quelque chose qui m’amuse chez lui, c’est bien son ton dégoûté, du bout des lèvres, qui précisément ne peut s’exprimer que dans une langue pauvre. Je vous laisse apprécier la comparaison avec le travail sur l’écriture tel que le conçoit l’élève Onfray : « Je retravaille ensuite mon texte pour les enlever, pour proposer une langue riche, précise. » On dirait Agnan. On aurait presque envie d’appeler le petit Nicolas et ses copains pour lui faire subir le même sort si tout de même on ne se rendait compte in extremis à quel point cette interview dit bien ce qu’elle veut dire : c’est bien vrai que les gens ne lisent plus de littérature contemporaine, y compris parfois ceux qui le déplorent. Merci de nous le rappeler.

http://www.editions-galilee.fr/images/3/auteur_1833.jpg

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 19:23

Bien sûr c’est facile à dire quand soi-même on élude régulièrement l’exercice, mais la critique littéraire c’est quand même bien quand c’est un écrivain qui la fait. Je me disais ça tout à l’heure en discutant avec moi-même et je me cherchais des exemples pour terminer de me convaincre et franchement c’était trop facile parce que je viens d’acheter le Cannibale lecteur de Claro dont je suis régulièrement le Clavier du même nom, et par association d’idées blogosphériques je me disais Jourde et très vite beaucoup d’autres dont certains ont même écrit sur mes propres livres ; ceux-là je ne vais quand même pas les nommer mais franchement ce sont toujours des articles d’une belle tenue, au point d’arriver à être intéressants pour l’auteur lui-même. Et très vite mon contradicteur intérieur de me faire remarquer que de nombreux critiques littéraires ont publié des romans. Comment dès lors faire la part entre des écrivains qui pratiquent aussi la critique littéraire et des critiques qui commettent des romans (souvent publiés chez de gros éditeurs, soit dit en passant, ce qui n’est pas nécessairement une circonstance aggravante mais peut l’être) ? Mes envies de lecture sont évidemment un critère indiscutable mais quelque peu limité par leur caractère privé. Tant pis.

Car il nous reste l’excellente question du sujet, qu’on n’épuisera jamais. Les livres dont on parle – entendez : les livres dont les journalistes parlent le plus – sont quasi toujours des livres à sujet. Le livre peut être bon, c’est quand même d’abord son sujet qui fera qu’on en parle. En finir avec Eddy Bellegueule, par exemple. Pas lu, rien à dire. Mais le sujet en lui-même, celui-là ou un autre, même moins spectaculaire mais immédiatement identifiable comme celui de la petite communiste qui ne souriait jamais (que j’ai lu et bien aimé) facilite évidemment la rédaction d’articles : ceux-ci risquent de parler moins du livre que du sujet mais peu importe. Il est par exemple beaucoup moins facile de parler de l’Accumulation primitive de la noirceur (que j’ai lu aussi et trouvé excellent) parce que le sujet n’est pas immédiatement discernable (c’est plutôt un sujet en creux) – d’ailleurs j’en ai lu quelques recensions élogieuses en réalité assez pauvres pour vraiment rendre compte du livre. Et c’est assez naturel. Le sujet est essentiel à la pratique journalistique, il en est la première condition. Que le journalisme fasse la part belle à la littérature du sujet, c’est dans l’ordre naturel des choses. Dans le pire des cas, le journaliste ayant la notoriété qui lui permettra d’être publié facilement renchérira lui-même dans la littérature du sujet : la littérature devient le moyen de se libérer du devoir de réserve propre au journalisme, où peut tranquillement s’effacer la tension entre l’objectivité attendue et la subjectivité inévitable. Une sorte de journalisme dégradé, en somme, où la littérature ne trouvera au mieux comme alibi que la « qualité de l’écriture ». On y perd de tous les côtés.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 16:14

C’est quand les bois du cerf tombent qu’il les quitte pour le désert dont deux dunes désormais gonflent le dos de ce chameau.

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Rien (qu'une affaire de regard) couv

Mon premier roman, indisponible depuis des années, fait l'objet d'une réédition revue et corrigée, chez Quidam éditeur bien sûr, sous le titre Rien (qu'une affaire de regard). (Mars 2014)

La quatrième de couverture.

L'accueil de la critique.

Le Carnet du Libraire, sur France Culture.

 

Couv Dans mon oreille
Dans mon oreille, illustré par Henri Galeron, aux éditions Motus (12 septembre 2013).

par le hublot (droit)

(A suivre) - J.d'Abrigeon (2) - L.Albarracin (2) - Albin - P.Alferi (2) (3) - J.Alikavazovic - N.Allan - Altan - T.Arfel - P.Arguedas - M.Arrivé (2) (3) (4) (5) (6) - D.Auby  (2) (3) - P.Autin-Grenier - L.Bablon - JL.Bailly (2) (3) - I.M.Banks - J.Baqué - C.Barreau - L.Bassmann (2) (3) (4) - E.Baudoin (2) - F.Beaune - C.Beauvoir - S.Beckett (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) - B.Bégout - Th.Beinstingel (2) (3) (4) - J.duBellay - L.BenincáG.Bergounioux (2) (3) (4) (5) (6) - P.Bergounioux (2) (3) - A.Bertina (2) - A.Bertrand - H.Bessette - P.Bettencourt - F.Bon - E.Bonnargent - M.Bonnevay - S.Bourgois - A.Bréa (2) - RD.Brinkmann - R.Butlin - O.Cadiot - JL.Caizergues (2) - N.Caligaris - I.Calvino - M.Candré - K.Čapek (2) - Casanova - Cl.Chambard - P.Chamoiseau (2) - G-O.Châteaureynaud (2) - E.Chauvier - E.Chevillard (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9) (10) (11) (12) (13) (14) (15) (16) (17) - Claro (2) (3) (4) - J.Coe (2) (3) - M.Cohen (2) (3) (4) (5) - S.Coher (2) - S.T.Coleridge  (2) - Colette - Y.Colley - M.Cosnay (2) (3) (4) (5) (6) (7)JL.Coudray (2)D.da Silva (2) (3) (4) (5) (6) - D.Decourchelle (2) - M.Desbiolles - A.DiazRonda - A.Dickow (2) - Y.diManno - S.Doppelt - M.Draeger (2) - C.Dubois - M.Duplan - J.Echenoz - R.Elman - Chr.Esnault - J-M.Espitallier - E.Faye (2) - R.Federman (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9) (10) (11) - E.deFilippo - J.Filloy - G.Flaubert (2) (3) - F.Forte (2) - Em.Fournier - H.Frappat (2) (3) - Fred - M.Frering (2) - R.Froger - F.Gabriel - A-M.Garat - Ph.Garnier (2) (3) (4) (5) - R.Gary - M.Giai-Miniet - J.Giono - L.Giraudon - G.Goffette - I.Gontcharov (2) (3)S.J.Gould - J.Grandjean - Grimm - F.Griot - D.Grozdanovitch (2) (3) - D.Guillec - P.N.A.HandschinB.Heim (2) - Hergé - O.Hervy - R.Hoban (2) - E.Hocquard - Homère - V.Horton (2) - B.Jacques - R.Jirgl - B.S.Johnson (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9) (10) (11) - G.Josipovici (2) (3) (4) - J.Josse (2) (3) - J.Jouet (2) - P.Jourde (2) (3) (4) (5) (6) - F.Kafka (2) - Fe.Karinthy - Fr.Karinthy (2) - P.Katchadjian - J.Lafargue (2) (3) (4) - E.Larher - F.Léal - S.Leclercq - JMG.LeClézio - A.Lefranc (2) - LeGolvan (2) - M.Lentz - P.LePillouër - P.LeQuerrec (2) - D.Lespiau (2) - E.Levé - L.Lionni - H.Lucot (2) - S.Macher - Chr.Macquet - C.Mainardi (2) - LE.Martin - J-P.Martinet - Masse - F.Matton (2) (3) - D.MémoireH.Michaux - P.Michon - C.Minard (2) (3) (4) (5) (6) (7) - H.Mingarelli (2) (3) - Moebius - Chr.Molinier - I.Monk - D.Montebello - J.Montestrela - R.Morgiève (2) - S.Moussempès - J.Mouton (2) - D.Munn - Munoz et Sampayo - Nerval (2) (3) - Ovide - E.Pagano - Y.Pagès - J-F.Paillard - A.Parian - P.Parlant - M.Pautrel - D.Pennac - X.Person - E.Pessan (2) (3) (4) (5) - P.Petit (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9) (10) (11) (12) (13) (14) (15) (16) (17)H.Pinter - E.Pireyre (2) (3) - F.Pittau (2) - V.Pittolo (2) (3) - V.Poitrasson - M.Pons (2) - C.Portier (2) (3) - C.Prigent - D.Quélen - N.Quintane (2) (3) - E.Rabu - E.M.Remarque - M.Rivet - O.Rohe - Cl.Rosset - M.Rousset - AS.Salzman (2) - A.deSandre - N.Sarraute - J.Sautière - A.Savelli (2)E.Savitzkaya  (2) (3) (4) (5) (6) - B.Schulz - O.Scohy - P.Senges - A.Serre (2) - M.Simon - S.Smirou - M.Sonnet (2) (3) - G-Soucy - G.Stubbe - L.Suel - I.Svevo - Y.Ténédim - P.Terzian - A.Tot - E.Venet - R.Verger (2) (3) - M.Villemain (2) - Th.Vinau (2) (3) - A.Volodine (2) (3) (4) (5) (6)C.Wajsbrot - C.Ysmal - F.Yvert