J’ai trouvé le moyen d’être tout petit, minuscule, moins haut que trois pommes assurément. Mais mon ombre géante derrière moi me trahit.
J’ai trouvé le moyen d’être tout petit, minuscule, moins haut que trois pommes assurément. Mais mon ombre géante derrière moi me trahit.
Il arrive qu’on me voie marcher à quatre pattes sur la terrasse d’un immeuble, aux pieds d’une dame qui vient de me prodiguer ses chaleureux remerciements – si je ne me relève pas trop vite (car après, c’est trop tard : je suis condamné à la station verticale).
Ce monsieur-là, celui qui reste debout contre le mur de l’immeuble, l’air d’attendre quelque chose ; eh bien en le bousculant habilement (c’est un peu délicat, il ne se laisse pas faire), j’arrive, à force de patience, à l’amener jusqu’au milieu de la chaussée. Si je l’y laisse, il n’en bougera plus, planté là bêtement, malgré les protestations des automobilistes. Mais il suffit que je regarde ailleurs un instant pour qu’une voiture en profite : là, vite ! regardez ! la voici qui traverse discrètement son corps immatériel, sans lui faire le moindre mal, tandis que la suivante prend sagement sa place.
C’est rageant : juste au moment où j’avais enfin réussi à suspendre cette fille au réverbère, elle a disparu sous mes yeux !
Il suffit que je propose un échange de cartes de collection à certains de mes petits camarades pour qu’ils n’aient plus du tout, mais alors plus du tout la même voix.
Je l’ai tué d’un coup de sabre. Il est tombé dans le vide, on entendait le bruit de sa chute. Une fois mort sur le sol (entendons-nous bien : définitivement mort), il continuait de remuer les bras, tout en bas, comme s’il n’en finissait pas de tomber encore.
Sans cette blessure que j’ai par maladresse infligée à l’un des leurs, tout aurait été tellement plus facile ! Désormais à chaque rencontre ils me poursuivront de leur vindicte mécanique – à moins que je ne reprenne tout depuis le début.
Tous ces gens que je rencontre n’ont chacun qu’une seule chose à me dire, qu’ils répètent sans fin tant que je reste devant eux.
Soyez bien attentif (c’est un peu compliqué) :
Il faut d’abord que vous soyez un homme-poisson. Vous devez ensuite vous tenir debout dans l’eau jusqu’à la ceinture. Redevenu petit, vous plongez sous l’eau et remettez votre masque, pour prendre votre forme interdite de dieu vengeur. Maintenant que vous êtes plus grand que tout le monde au village, vous pouvez enfin escalader le mur qui vous sépare de la plaine, et de l’autre côté du mur, au lieu de la plaine, sauter dans deux ciels en miroir.
Il suffit que j’essaie de mettre mon épée dans la boîte aux lettres pour me retrouver armé d’une nouvelle épée invisible que je manie de main de maître ; dommage qu’il n’y ait pas d’ennemis à ma portée : ils ne se verraient pas mourir.
La porte, quand elle est fermée, est décorée de motifs de couleur. Mais lorsqu’elle s’ouvre pour laisser passer quelqu’un, voici que sa surface – la même – n’est plus que de bois brut. (Sauf quand c’est à mon tour de passer.)
Pour descendre au fond du lac, je mets mes semelles de plomb. C’est parce que, tout au fond du lac, il y a un temple. Un tunnel, sous la surface du fond, mène dans ce temple. Et voici que si, par distraction, je retire mes semelles de plomb, mon corps immatériel traverse la roche où le tunnel est creusé, pour remonter jusqu’à l’air libre.
Ce hibou, quand je le fais parler très vite, sa tête tourne comme les ailes d’un moulin en pleine tempête !
Avec ces nouvelles bottes, je suis capable de soulever une très grosse pierre et de la transporter devant moi, à hauteur de ma poitrine, sans même la tenir !
Il a trouvé le moyen de tout transformer en bouteilles : son arc, son boomerang, son lance-pierre, il peut tout transformer en bouteilles. Même une bombe, il peut la transformer en bouteille. Même un bâton. Même son monocle. Même une poule, il peut la transformer en bouteille. Même une bouteille, oui : même une bouteille, il peut la transformer en bouteille (mais dans ce cas, la transformation n’est pas spectaculaire).
Pour transformer quelque chose en bouteille ; c’est facile : il faut un poisson. Tu peux aussi utiliser un insecte ; mais avec un poisson, c’est plus facile.
Le problème, c’est qu’une fois qu’il a tout changé en bouteilles, il ne peut plus rien faire. La transformation est irréversible.
- Samedi 12 et dimanche 13 septembre, je serai au Village du Livre de la Fête de l'Humanité.
- Dimanche 20 septembre, de 11h30 à 13h, je dédicace à Rambouillet, au Relays du Château, aux côtés de Pascale Petit pour Manière d'entrer dans un cercle & d'en sortir.
- Vendredi 9 octobre, je serai à la soirée organisée par la librairie Atout-Livre (203 bis avenue Daumesnil dans le XIIe), aux côtés de Jérôme Lafargue pour son roman Dans les ombres sylvestres.
- Samedi 5 décembre, je dédicace à la Librairie des Essarts-le-Roi, rue du 11 novembre.