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- Lundi 28 avril à 14h55, dans le cadre de l'émission le Carnet du libraire d'Augustin Trapenard sur France Culture, Sidonie Mézaize, de la librairie Kyralina à Bucarest, parlait de Rien (qu'une affaire de regard).

- Samedi 14 juin de 17h à 18h, Pierre Jourde, Guy Goffette et moi-même étions les invités d'Augustin Trapenard pour son émission le Carnet d'or, qui portait sur le thème de la réécriture.

11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 19:40

Demain paraît Dans mon oreille. Chacun de mes livres est le premier et celui-ci l’est d’une façon plus évidente encore : c’est mon premier livre pour enfants, c’est mon premier recueil de poèmes, c’est mon premier livre en collaboration. Ça mérite bien une petite histoire, en guise d’explication. En l’occurrence celle-ci ressemble à un carrefour, un croisement de circonstances (beaucoup plus qu’un concours).

L’idée, d’abord, celle d’écrire non pas spécifiquement un livre pour les enfants mais un livre pour tout le monde, cela faisait un bout de temps que ça ma travaillait. De temps en temps je me suis entendu dire, même gentiment, que mes livres n’étaient pas faciles. Ou même, pourquoi pas, que j’étais un écrivain pour écrivains. Admettons. Au fond, me disais-je, ça ne me regarde pas vraiment ; je fais juste ce que je crois avoir à faire – et j’essaie de le faire aussi juste que possible. Ce qui ne m’empêchait pas d’admirer ceux qui parviennent à s’adresser aussi bien à tous les publics, tout en restant profondément eux-mêmes. J’avais le sentiment de ne pas en être bien capable, mais que c’était sans importance. Et puis, il y a eu, parfois, quelques remarques de mes plus jeunes élèves qui, ayant appris que j’écrivais, s’étonnaient que je n’écrivisse rien pour eux (mes élèves s’adressent toujours à moi au subjonctif imparfait). C’était dit comme ça, tout simplement, et si je m’en souviens c’est que sans doute ça faisait bouger quelque chose à l’intérieur.

Les choses, je les laisse bouger toutes seules. Je ne me mêle pas de ce que j’écris. Je ne projette rien.

Et puis, il y a le hasard, les circonstances. Un jour, je tombe sur le blog de Frédéric Forte, poète et oulipien, qui était en résidence à la librairie le Comptoir des mots. (Lisez, lisez Frédéric Forte, ça vaut la peine ; il y a de beaux livres de lui notamment aux éditions de l’Attente – et si vous fréquentez l’Est parisien, allez donc faire un tour au Comptoir des mots, vous ne le regretterez pas.) Une fois, il écrit un billet à propos d’une contrainte oulipienne imaginée par Michelle Grangaud : l’avion. Ce billet est d’ailleurs lisible, c’est ici.

Vous avez lu ? Donc vous avez compris ce qu’est un avion. Un avion, c’est une abréviation.

Voilà. Donc, à l’intérieur des mots se cachent d’autres mots. Si on cherche bien. Par exemple, si j’écris :

Elle avait emménagé dans une maisonnette, loin au fond de la grande forêt.

et que j’efface toutes les lettres inutiles je comprends qu’en réalité

Elle aimait l’ogre.

Elle avait emménagé dans une maisonnette, loin au fond de la grande forêt.

Elle aimait l’ogre.

En plus j’écris en effaçant. Avec ma gomme, quoi. Et je vois de nouvelles choses que je ne voyais pas avant. C’est magique.

C’est magique, mais ça ne me fait pas écrire pour autant. Pour l’instant. D’autant plus que j’écris d’autres choses, aussi, toujours en même temps, on est plein à l’intérieur de moi à écrire, c’est comme ça depuis toujours.

Et puis, un jour, dans mon oreille, je trouve mon œil. Mince alors. Il y était et je ne le savais pas. C’est là que les choses ont commencé à prendre forme : je vois venir une série de distiques, très simples, qui me disent des choses que je n’avais pas vues. Ce ne seront plus des avions au sens strict du terme, peu importe. Il faut que ça me parle. Que me parlent les mots à l’intérieur des mots pour voir s’ils ont vraiment quelque chose à me dire. Je creuse un peu la question : j’ai l’impression que oui. Moi qui ne fais jamais rien lire à personne, pour une fois je fais une exception – qui m’encourage. Je dois avoir une douzaine de distiques ou une quinzaine de distiques qui tiennent la route, d’après moi. Il en faudrait plus, bien sûr. Mais pour trouver plus, un nouvel encouragement ne serait pas de refus. Le mieux, ce serait celui d’un éditeur. Alors je ne fais ni une ni deux, j’envoie un mail aux éditions Motus. Pourquoi Motus ? Je ne les connais pas. Ils ne me connaissent pas. De toutes façons, dans l’édition jeunesse, je suis complètement inconnu, forcément. Mais parfois j’ai des illuminations, comme ça (pas toujours, ce serait trop beau). En fait j’ai déjà lu des livres parus chez Motus, que j’ai aimés, et je me suis dit : tiens, Dans mon oreille, je cache mon œil, ça pourrait leur plaire. Eh bien oui. Il y a comme ça quelques rencontres un peu magiques.

Bien sûr le livre, le livre entier, reste à écrire. Au début ça vient bien. Et puis, allez savoir pourquoi, ça vient moins bien. Il y a toujours quelque chose de mystérieux, là-dedans. Je coince un peu. Je m’imite. Ça ne va pas.

Alors là quand même, comme il n’y a pas la place sur un livre comme Dans mon oreille pour des remerciements, je les fais ici. Le soutien de Pascale, Pascale Petit bien sûr, il a été sacrément bienvenu.

Pascale Petit, si vous ne l’avez jamais lue, franchement, précipitez-vous. Tout est formidable. Je vous donne mes deux joues à gifler si vous n’êtes pas convaincus.

Ce doit être à peu près à la même époque que j’apprends que Henri Galeron est prêt à illustrer le livre. Alors là il faut que ça bouge – et ça bouge ! Non seulement ça revient, mais ça vient même trop bien : il y en a trop pour le livre. Au moins comme ça on peut trier. Puis le livre prend enfin sa forme définitive, avec les dessins que vous peut-être vus ici et là.

J’ai enfin écrit un livre que tout le monde peut lire.

Couv Dans mon oreille

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commentaires

Sissi 12/09/2013 08:35


Des élèves qui parlent en utilisant le subjonctif imparfait? Mon oeil!  Je me réjouis néanmoins d'utiliser mes deux (yeux...mince, ils ne sont plus dans l'oreille une fois en couple!) pour
lire ce livre et tous les trésors qu'il cache.

PhA 15/09/2013 19:39



Si si, au subjonctif imparfait. A moins que mon oreille, justement...



Michèle 12/09/2013 00:04


C'est une belle histoire de livre. Après avoir lu ce qu'écrit Brigitte Aubonnet, j'avais bien eu l'impression qu'il s'agissait là d'un livre "pour tout le monde", justement. Et le bateau dans la
coque est très beau.


Heureux professeur à l'oreille duquel de jeunes élèves s'étonnèrent qu'il n'eût encore rien écrit pour eux!


Nous sommes plusieurs à vous attendre dans l'igloo, vous n'arriverez pas avant quelques jours, nous espérons que ce ne sera pas trop long....

PhA 15/09/2013 19:38



Heureux en effet !



 

Rien (qu'une affaire de regard) couv

Mon premier roman, indisponible depuis des années, fait l'objet d'une réédition revue et corrigée, chez Quidam éditeur bien sûr, sous le titre Rien (qu'une affaire de regard). (Mars 2014)

La quatrième de couverture.

L'accueil de la critique.

Le Carnet du Libraire, sur France Culture.

 

Couv Dans mon oreille
Dans mon oreille, illustré par Henri Galeron, aux éditions Motus (12 septembre 2013).

par le hublot (droit)

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