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- Lundi 28 avril à 14h55, dans le cadre de l'émission le Carnet du libraire d'Augustin Trapenard sur France Culture, Sidonie Mézaize, de la librairie Kyralina à Bucarest, parlait de Rien (qu'une affaire de regard).

- Samedi 14 juin de 17h à 18h, Pierre Jourde, Guy Goffette et moi-même étions les invités d'Augustin Trapenard pour son émission le Carnet d'or, qui portait sur le thème de la réécriture.

31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 16:20

J’ai trouvé un exemplaire de Liquide d’occasion à 1 euro, alors je l’ai acheté. Normalement il était à 5 euros (au lieu de 15), mais comme c’était les soldes il était à 1 euro. Je dis « d’occasion » mais il était comme neuf, hein ; ça m’étonnerait qu’il ait été lu. S’il avait été tout seul il faudrait peut-être que je me pose des questions ; mais il n’était pas tout seul, pas du tout. Il y en avait bien dix mètres de rayon, du sol à 2m20 environ, de livres à 1 euro. Alors il faudrait vraiment que nous nous posions des questions. C’étaient des livres de tout le monde. Beaucoup de livres d’auteurs que j’aime, au moins j’étais en bonne compagnie. Et pas que des presque inconnus.

Bien sûr, ces livres sont des services de presse. Les services de presse, j’ai déjà dit un peu là ce que j’en pensais. Alors après il faut bien qu’ils s’en débarrassent, ceux qui reçoivent tous ces services de presse, ça les encombre forcément à force ; et voilà. Bon. C’est déjà un problème mais ce n’est pas celui qui me tracasse aujourd’hui.

Non. Ce qui me tracasse, c’est le de voir tous ces livres à 1 euro. Allez après ça essayez de vendre un livre à son prix, franchement. C’est aussi un problème. Mais ce n’est même pas non plus ce qui me tracasse aujourd’hui.

Ce qui me tracasse, disais-je, c’est le spectacle de tous ces livres à 1 euro ; une véritable aubaine pour le lecteur, surtout pour le lecteur en voie de paupérisation ; sûr que ça existe. Donc l’aubaine est là, sans doute certains en profitent-ils, mais franchement ce n’est pas la cohue. Ça a beau être tout à 1 euro, même Liquide, les gens restent calmes. D’ailleurs à la caisse, pour donner mon euro, je n’ai pas fait la queue. Même à 1 euro, la littérature, ça ne se vend pas tellement. Je devrais plutôt dire ça ne se donne pas tellement, parce que je ne crois pas que ce soit le prix, cet euro, qui freine les acheteurs. Ce marché du livre dit « d’occasion » fait du tort, sans doute, mais même pas tant que ça.

Tout ça se comprend très bien. Outre le fait qu’évidemment, les lecteurs ne sont pas si nombreux, un livre, ça prend du temps. A lire. On ne peut pas en lire plus que la nature ne nous y autorise. On ne peut pas tout lire. Moi-même, très souvent, je me dis, ce livre-là, tiens, je le lirais volontiers, je l’aimerais sûrement, mais non, je ne le lirai pas. Ce n’est pas possible. Alors les livres, même à 1 euro, même ceux qu’on aurait envie de lire, on les laisse parce qu’il y en a tant qui nous attendent déjà.

Alors voilà, à publier toujours plus, et souvent sans d’autres raisons que d’alimenter la cavalerie éditoriale, on se retrouve avec une offre si considérable que le lecteur n’a même plus connaissance de ce qui paraît puisque le critique littéraire souvent n’est pas mieux informé. Surtout, on se retrouve dans une telle surabondance que même gratuit le livre a du mal à trouver preneur. Un sacré gâchis.

Vous me pardonnerez de ne pas vous donner cette adresse à 1 euro.

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commentaires

David Marsac 02/02/2013 12:24


C'est dire aussi que l'avenir de la littérature (ou la littérature de l'avenir) ne sera plus tributaire ni du lecteur ni de la lecture ; qu'il suffira d'un acheteur, à 1 ou 20 € selon la qualité
inversement ou non proportionnelle à l'intérêt de la critique de l'avenir. Il restera alors au chaland sans lecture à venir le loisir d'acheter des quantités de livres sans lecteur ni lecture en
vue d'un recyclage à l'infini de la littérature, dont c'est aujourd'hui la définition exacte.       

PhA 02/02/2013 17:31



Allez, relisons Ecrivains de Volodine, pour nous remonter le moral.



Michèle 01/02/2013 10:26


C'est tout de même le numérique (dont j'ignorais tout il y a cinq ans encore) qui m'a fait découvrir ce blog et, conséquemment, une certaine littérature contemporaine dont je ne savais rien non
plus. Ce n'est pas le lieu ici d'évoquer les circonstances qui ont favorisé une telle ignorance. Bref, j'ai acheté, j'achète les livres, tous ceux que mon budget me permet. J'espère ne pas être
la seule dans ce cas de figure.


Mais c'est vrai aussi qu'on ne peut pas tout lire, tout ce qui mériterait d'être lu. Nous sommes toujours en retard de quantités de livres.... Ou alors devrais-je dire "je"?


Même dans les campagnes profondes, il y a un marché de l'occasion. Je songe à une certaine boutique, vaste, remplie de livres dont les gens se "débarrassent". On trouve là, mêlés au fatras, de
bons auteurs, des livres à l'évidence jamais ouverts. L'endroit est géré par un organisme d'insertion par le travail. La boutique est presque toujours vide. Quelques brocanteurs essaient d'y
dénicher des revues, des BD, des livres anciens. C'est dans une petite ville de 14 000 habitants où trois librairies ont fermé en cinq ans.


 


 

PhA 01/02/2013 21:03



Trois librairies en cinq ans, quelle misère...



le boldu 31/01/2013 23:23


Le numérique ne va peut-être pas faire plonger la qualité, mais il va faire plonger les
prix, c’est certain - et les usages (beaucoup de gens vont se mettre à lire, mais pas forcément ceux que vous voudriez). Quant  à votre souhait, c’est
un voeu pieux, Philippe, si vous me permettez : si la société de spectacle continue à évoluer telle qu’elle est partie, je ne vois pas comment le système de la starisation et du vedettariat
moyen, qui s’applique déjà à la littérature et aux autres arts, se verrait réfréné. Mais je l’espère, tout comme vous.


 


 

PhA 01/02/2013 21:09



En fait je ne suis pas bien sûr que le numérique va bouleverser la donne, dans un sens ou dans l'autre. La surabondance de l'offre par rapport à la demande, on l'y retrouvera certainement, mais
ce n'est pas non plus le numérique qui en est la cause. Et puis les habitudes de chacun vont sans doute générer deux marchés parallèles qui seront bien forcés de coexister. (Pour le reste, j'ai
bien peur en effet que mon voeu ne soit que pieux - mais hier nous étions encore en janvier...)



le boldu 31/01/2013 17:10


Je suis bien d’accord avec vous, c’est problématique, ça, de voir ses livres à un euro, et quelque chose me dit que
l’emprise du numérique ne va rien arranger. Bientôt il faudra tout donner "gratos". C’est peut-être vers un Moyen-âge de l’art que nous nous dirigeons actuellement (du fait de non-visibilité
grandissante des oeuvres).

PhA 31/01/2013 22:55



Honnêtement, je ne pense pas que le numérique va tout changer, ni en bien ni en mal. Ce que j'espère, c'est que petit à petit on se rende compte que la littérature n'est pas une activité vraiment
lucrative par rapport à d'autres, et qu'on finisse par renconcer à cette surenchère ; ça assainirait un peu le marché.



 

Rien (qu'une affaire de regard) couv

Mon premier roman, indisponible depuis des années, fait l'objet d'une réédition revue et corrigée, chez Quidam éditeur bien sûr, sous le titre Rien (qu'une affaire de regard). (Mars 2014)

La quatrième de couverture.

L'accueil de la critique.

Le Carnet du Libraire, sur France Culture.

 

Couv Dans mon oreille
Dans mon oreille, illustré par Henri Galeron, aux éditions Motus (12 septembre 2013).

par le hublot (droit)

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