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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 15:23

Voilà que je tombe sur une courte (trop courte, sans doute) interview d’un professeur d’université à propos du sempiternel marronnier linguistique du masculin et du féminin en français. Personnellement, je trouve que le système des temps, dans la complexité de notre belle langue, est un sujet nettement plus stimulant, mais non : c’est la question du masculin et du féminin qui intéresse la presse, parce que ça parle – apparemment – davantage de notre société. C’est ici : « La grammaire a été au service du pouvoir ».

Voilà. Comme ça, vite fait, ça a l’air intéressant ; mais si on creuse un peu, c’est faiblard – et c’est quand même dommage de soutenir de justes causes avec des arguments faiblards.

A propos de la fameuse règle, rappelez-vous, du masculin qui l’emporte sur le féminin, Yannick Chevalier, notre professeur de stylistique, écrit :

« L’Académie française a imposé cette règle au XVIIe siècle. Auparavant, l’usage était souvent l’accord avec le mot le plus proche : "Le couteau et lA fourchette sont poséEs sur la table". Cette décision s’est fondé sur des considérations politiques plus que linguistiques. Ce fut une manière supplémentaire pour rappeler la "supériorité" sociale des hommes sur les femmes. »

Enfin, je ne pense pas vraiment qu’il l’écrive et que la faute d’accord sur « fondé » soit sienne, et il est possible aussi – je le souhaite – que son propos aussi ait été abusivement simplifié par le journaliste pour raccourcir l’article. Car enfin, l’accord par proximité avant qu’on légifère sur l’orthographe grammaticale, oui, d’accord ; mais tout de même, en cas de reprise par un pronom personnel, c’était déjà bien le pronom « ils » qui était employé. De la même manière, lorsqu’on a besoin de la forme la plus impersonnelle, le pronom « il » s’est toujours naturellement imposé : il pleut – malgré la pluie. Ou il faut, il se peut, il arrive… Il n’est pas rare non plus d’entendre, dans la langue relâchée – et notamment dans la bouche des petits enfants – le pronom ils employé avec un référent strictement féminin : « les filles, ils ont fait un beau dessin ».

Que l’évidente phallocratie de la société soit à l’origine de cette règle du masculin qui l’emporte sur le féminin, rien n’est moins sûr.

Que cette règle même soit à proprement une règle, ça se discute.

Que le masculin existe en français, ça n’est même pas une évidence.

D’un point de vue strictement formel, la différence des genres en français repose sur une opposition marqué / non marqué. Il y a un genre qui porte la marque de son genre : le féminin et son e. Et il y a un genre qui ne porte pas de marque et que, par opposition, on appelle le masculin*. Lorsque aucune distinction de genre ne s’impose, il est tout simplement naturel que ce soit la forme non marquée qui soit choisie. Le problème vient de ce que, à défaut de marque pour exprimer le masculin, cette forme sans marque se trouve employée à occuper ce vide. Le problème vient aussi du fait qu’on a continué à appeler masculin un genre dont le masculin n’est qu’un des effets de sens, et par défaut. Et c’est là, peut-être, qu’on peut voir la phallocratie à l’œuvre non pas dans la grammaire dans ses règles mais dans le vocabulaire grammatical lui-même : il aurait sans doute été plus judicieux d’appeler neutre ce genre non marqué, ce genre privé d’une marque indiquant le masculin – ça nous aurait évité de bien stériles débats sur la féminisation des noms de métiers et de fonctions. Mais sans doute était-il difficile d’admettre que le masculin, en français, n’existe pour ainsi dire pas.

 

 

* C’est à peu près la même chose pour le nombre : le pluriel porte une marque, le s ; le singulier s’en distingue juste par l’absence de marque. Le singulier est davantage un « non-pluriel » qu’un authentique singulier. De la même manière, le présent est le seul « temps » dont la conjugaison ne porte que des marques de personne et aucune marque temporelle : c’est un non-temps.

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commentaires

tor-ups 01/12/2012 09:39


Tu peux faire un prochain billet sur madame/mademoiselle.


http://www.sabineallard.com/index.php?/illustration/animations/

PhA 01/12/2012 18:23



Ah, joli et intéressant. Ça me rappelle que Robert Martin, dont j'ai suivi autrefois les cours de linguistique - et c'était passionnant, n'ayons pas peur des mots -, lorsqu'il s'adressait à une
étudiante, si jeune et fraîche soit-elle, l'appelait toujours "Madame", comme les garçons "Monsieur".



alena 30/11/2012 21:34


oui, oui, tous les "chen" ou "lein" ajouté d'un umlaut, comme frau/fräulein ou haus/häuschen ou brot/brötchen font le neutre. Je serais curieuse de savoir ce que vous en déduisez...

PhA 30/11/2012 22:15



Je trouve ça très bien, les suffixes qui imposent le genre ; au moins il n'y a pas à discuter. (En même temps, si ce sont des suffixes qui concernent majoritairement des noms d'êtres animés, il y
a évidemment matière à discuter - et là ça devient probablement intéressant. Mais n'étant pas germaniste, je ne m'y risquerais pas.)



alena 29/11/2012 22:09


pardon, je lis seulement le commentaire ci-dessus... c'est donc une redite que le mien. Mais je précise (pour emm... le monde) que "das auto" est neutre parce que vient d'une langue étrangère et
que "das mädchen" l'est aussi parce que c'est diminutif (de "Der Mad" - non pas "le fou", mais la gouvernante ou la dame qui sert - les allemands penseraient donc que les jeunes filles ne sont
bonnes qu'à servir??).


Bref, tout cela pour dire que je crois la langue toujours plus riche que le pouvoir, ou toujours plus capable de révéler ce que le pouvoir lui-même ignore sur lui-même.

PhA 30/11/2012 14:22



Vous voulez dire que c'est le suffixe diminutif qui impose le genre neutre en allemand ? Eh bien ce billet était utile : j'ai appris quelque chose. (Mon peu d'allemand est très lointain.)



alena 29/11/2012 22:05


je ne suis en rien une spécialiste de linguistique, mais depuis un certain temps - en réalité depuis le temps des auteures et des professeures - je me dis comme vous que ce qu'on appelle masculin
est en fait un neutre. Quand il pleut, en effet, la pluie reste féminine, et le "il" n'est personne, il n'est qu'un fait. Dans de nombreuses langues (l'anglais mais aussi cet allemand que vous
semblez craindre :))...) le neutre existe, du moins est remarquable parce que marqué. et je crois bien que c'est le sens de notre masculin quand il parle d'un genre, d'un fait, d'une
fonction ou de rien qui ne fasse explicitement rappel à une chose. De même quand on dit "c'est bien", "c'est mal", "c'est ainsi"...


Voilà pourquoi je m'obstine à saluer madame le proviseur ou mesdames les professeurs - et je vous assure que je n'ai rien contre les dames...

PhA 30/11/2012 14:20



Le problème est d'abord un problème de nomenclature. La terminologie grammaticale est très imparfaite mais comme il faut bien parvenir à se comprendre on ne va pas la bouleverser à tout bout de
champ - certains linguistes ont essayé, c'est intéressant mais à terme peu efficace. Ce dont il faut avoir conscience, c'est qu'on ne peut pas faire confiance aux mots et que lorsque par exemple
on dit, par simplicité pour l'apprentissage des enfants, "le masculin l'emporte sur le féminin", ça ne veut pas dire du tout ce que ça a l'air de vouloir dire. (Et c'est comme ça pour tout,
d'ailleurs ; pas qu'en grammaire...)



Dominique Hasselmann 29/11/2012 17:00


A propos de "marque"..., Volkswagen diffuse ses pubs avec une signature "neutre" (puisque ce mauvais genre existe en allemand), à la fois simple et non dépourvue d'une certaine Kraft :


                                                   
"VW, Das Auto."


 

PhA 29/11/2012 21:04



Voilà au moins une langue où, das Mädchen oblige, on ne saurait confondre sexe et genre grammatical.



 

Rien (qu'une affaire de regard) couv

Mon premier roman, indisponible depuis des années, fait l'objet d'une réédition revue et corrigée, chez Quidam éditeur bien sûr, sous le titre Rien (qu'une affaire de regard). (Mars 2014)

La quatrième de couverture.

L'accueil de la critique.

Le Carnet du Libraire, sur France Culture.

 

Couv Dans mon oreille
Dans mon oreille, illustré par Henri Galeron, aux éditions Motus (12 septembre 2013).

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