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- Samedi 14 juin de 17h à 18h, Pierre Jourde, Guy Goffette et moi-même étions les invités d'Augustin Trapenard pour son émission le Carnet d'or, qui portait sur le thème de la réécriture.

18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 21:16

Ça va de soi : ne peut prétendre écrire que celui qui a lu. On a vite fait de reconnaître le maladroit qui voudrait prendre des chemins de traverse et vous faire lire son texte (et surtout aimer son texte) alors qu’avant le bout de la ligne on s’est déjà rendu compte qu’il ne maîtrisait pas même sa langue. Honte à lui. On ne va pas le lui dire en ces termes parce qu’on est un peu délicat mais tout de même : honte à lui qui justement ne connaît pas la honte, encore moins la vergogne.

La plupart des écrivains sérieux le disent à un moment ou un autre : c’est par la lecture qu’ils sont venus à la littérature, puis à l’écriture. Rassurante évidence, hommage à ceux d’avant.

Et puis, dans la petite enfance, l’apprentissage de la lecture ne précède-t-il pas, de peu sans doute mais tout de même, celui de l’écriture ?

Cela dit, c’est quand même l’œuf et la poule, cette histoire. Car après tout, n’est-ce pas la nécessité de l’écriture, ne serait-ce que pour soutenir la mémoire défaillante à compter les bœufs du troupeau déjà nombreux, n’est-ce pas l’écriture qui prime et la lecture son indispensable certes mais simple corollaire ?

Tout ce préambule pour me préparer à un pénible coming-out que l’honnêteté m’impose et que je ne retarderai pas davantage : j’ai écrit avant de lire.

Je ne suis pas un vrai lecteur. (J’ai rencontré quelques vrais lecteurs, dont la fréquentation m’a confirmé dans ma conviction.) Je suis sûrement un vrai écriveur, mais – les apparences notamment sur ce blog sont trompeuses – pas un vrai lecteur.

En fait je lis parce que j’écris. C’est vaguement scandaleux mais c’est comme ça. Je me rappelle parfaitement avoir eu la curiosité de voir ce que d’autres avaient pu écrire avant moi parce que, tiens, en effet d’autres avaient écrit avant moi. Et je me rappelle y avoir pris du plaisir. Je me rappelle n’avoir rêvé que d’écrire, et que ce que j’écrivais n’était pas bien bon – et j’ai tous les jours dans mon cartable matière à comparer. N’empêche : j’écrivais. Dans l’adolescence j’ai dû passer plus de temps à écrire qu’à lire (non que je lusse peu : j’écrivais beaucoup). Ou au moins autant. Ce n’était pas tant le besoin de raconter des histoires (je n’en racontais guère), c’était juste écrire. Comme courent les gens qui courent. Ou escaladent la montagne ceux qui l’escaladent : parce qu’elle est là.

La lecture, c’était pour lire autre chose que ce que j’écrivais, et c’est vite devenu pour lire autre chose que ce que les autres aussi écrivaient parce que les autres c’était moi aussi ; pour voir ce que c’était ce que j’écrivais, pour écrire autre chose que ce que j’écrivais, que ce que nous écrivions ; aimer ce qui était écrit et en même temps vouloir autre chose, autre chose encore, pour que ce soit à chaque fois nouveau, pas nouveau par goût de la nouveauté, mais faire comme si rien jamais n’avait été écrit, comme si à chaque mot on en était encore au premier mot.

 


 

 

L’illustration est une animation de mon fils Côme, qui à ses moments perdus s’initie tout seul à la 3D et me fait cette belle surprise.

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commentaires

Dautrou 24/10/2012 14:50


C'est en vous lisant («merci ! merci !») que je prends conscience de ma nature fondamentalement piétonne. Bien avant de voir les autres marcher, je gambadais déjà. Certes, il m'arrive parfois de
regarder une course à pieds à la télé, mais je ne le prends pas pour autant, cependant (sauf en cas de steeple houleux). En outre (et en dépit d'une sobriété récente mais exemplaire) j'écris
aussi comme un pied, privilège des manchots et des chiens de mer, par exemple. Or ces animaux ont bien du mal à s'exprimer, si j'en crois l'extermination de ceux-ci et la prolifération de
ceux-là. Mais bon, allons ! Le plaisir de courir m'appelle, à quelques pas d'ici !

PhA 26/10/2012 15:11



Tous les enfants n'apprennent-ils pas à courir avant même de marcher vraiment ?



Quotiriens 21/10/2012 17:47


lire doit aider à "bien" écrire, ensuite l'écriture est une route solitaire où chaque tournant de phrase révèle une surprise, un paysage nouveau.

PhA 22/10/2012 18:29



Et parfois un loup-garou.



bernadette 21/10/2012 10:37


Oh moi, je préfère être lue.

PhA 22/10/2012 18:26



Et même relue !



Depluloin 19/10/2012 11:13


J'écris donc je lis. Alors que l'inverse est absurde. Un peu court peut-être.


(Ah oui, bravo au Fiston !)


 

PhA 19/10/2012 19:08



Comme ça, c'est sûr que c'est très court ! Il ne s'agit bien sûr que de mon rapport très personnel à la lecture - qui est un peu vicié, sinon vicieux.



Françoise 19/10/2012 10:32


Pas possible pour moi de dire qu'il faut lire pour écrire : j'ai su lire à quatre ans et demi, j'ai beaucoup lu, je lis beaucoup, j'ai encore beaucoup à lire. C'est pour cela que je n'écris
pas ; enfin, que je ne publie pas. Les écrivains que j'aime perchent sur une barre trop haute, alors à quoi bon ?


Bravo à Côme, mais cette pile de "Liquide" devrait être dispersée chez des lecteurs !

PhA 19/10/2012 19:05



Mais la lecture est déjà une activité spécifique, qui se suffit en soi, on peut même y avoir du talent.



 

Rien (qu'une affaire de regard) couv

Mon premier roman, indisponible depuis des années, fait l'objet d'une réédition revue et corrigée, chez Quidam éditeur bien sûr, sous le titre Rien (qu'une affaire de regard). (Mars 2014)

La quatrième de couverture.

L'accueil de la critique.

Le Carnet du Libraire, sur France Culture.

 

Couv Dans mon oreille
Dans mon oreille, illustré par Henri Galeron, aux éditions Motus (12 septembre 2013).

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