Partager l'article ! John Carter, Edgar Rice Burroughs, mon père et moi.: John Carter, c’est un film qui va sortir demain : le 7 mars 2012. J’ira ...
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Orion Scohy, En Tarzizanie.
Eric Chevillard, Sans l'orang-outan.
Patrick Chamoiseau, Le papillon et la lumière.
Caroline Dubois, Arrête maintenant.
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Lionel-Edouard Martin, Anaïs ou les Gravières.
Céline Minard, Bastard Battle.
Jacques Jouet, La seule fois de l'amour.
Christian Molinier, Un séjour à Fresnes.
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Michel Arrivé, La Walkyrie et le professeur.
Michel Arrivé, Un bel immeuble.
Michel Arrivé, L'Homme qui achetait les rêves.
Le Golvan, Dachau Arbamafra.
Philippe Garnier, Roman de plage.
Gabriel Bergounioux, Il y a de.
Philippe Garnier, Babel nuit.
Gabriel Bergounioux, Il y a un.
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Reinhard Jirgl, Renégat, roman du temps nerveux.
John Carter, c’est un film qui va sortir demain : le 7 mars 2012. J’irai peut-être le voir, non sans appréhension.
John Carter, c’est d’abord le héros d’une série de romans de science-fiction d’Edgar Rice Burroughs presque contemporain de son grand frère Tarzan, parus en revue dès 1912.
De cette série, j’ai lu trois livres : ils s’intitulaient Le Conquérant de la Planète Mars (vous avez l’exemplaire sous les yeux), La
Princesse de Mars et Echecs sur Mars (les héros de ces deux derniers étaient d’ailleurs les enfants de John Carter et de son épouse
martienne (ou plutôt : de Barsoum), Dejah Thoris : Tara et Carthoris d’Helium – j’orthographie de mémoire. De mémoire
car je n’ai pas relu ces livres depuis bien longtemps. Et pourtant je m’en souviens, notamment du premier. Peut-être les ai-je relus plusieurs fois à l’époque, j’étais coutumier de cette
pratique. Entre dix et quinze ans, sans doute. Avec à l’esprit la conscience, à tort ou à raison, que ce n’était pas une lecture bien sérieuse – et au corps une sorte de plaisir presque érotique
tant, par la force de l’imagination (la mienne ou celle de l’auteur), j’y étais. Sans davantage de raison que l’arrivée de John Carter sur Mars : tout simplement
transporté. C’est dans ce transport même, sans doute, ce transport inexplicable sans rien d’autre que soi-même, que prenait corps ce qu’à distance je vois aujourd’hui comme une
forme d’érotisme.
Ce livre, quand je l’ai lu il y a quelque trente-cinq ans, était déjà à peu près tel que vous le voyez. C’est un autre adolescent qui l’a acheté, y a inscrit au crayon notre commun patronyme, et l’année de son achat. Le calcul est rapide : il avait quinze ans. Quinze ans et besoin d’aventures – cette même année où, après avoir échappé au tir d’un avion allemand dans la cour de la ferme de son oncle, il arrivait en vélo à Amiens juste après le bombardement : la gare détruite, le cinéma en flammes, des chevaux éventrés et du sang qui coulait dans le caniveau, ma grand-mère et ma tante saines et sauves dans la cave de la maison à moitié détruite. Sain et sauf lui aussi toujours, et ce désir d’une aventure loin de ce monde, dont nous parlions encore l’autre jour, quand je lui ai réemprunté ce livre.
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- Monsieur Le Comte au pied de la lettre, 7 octobre 2010 (Quidam éditeur)
- Tu, été 2010, dans la revue l'Anacoluthe.
- Lire et écrire, quoi (en résidence sur Mélico) 1 : Une histoire de prescription, quoi, 2 : Ecrire, c'est lire encore, 3 : Le sujet comme appât, quoi, 4 : Pour en finir avec les mauvais sujets, 5 : Il paraît qu'il faut rentrer, 6 : La littérature, c'est foutu.