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Orion Scohy, En Tarzizanie.
Eric Chevillard, Sans l'orang-outan.
Patrick Chamoiseau, Le papillon et la lumière.
Caroline Dubois, Arrête maintenant.
Oliver Rohe, Ma dernière création est un piège à taupes.
Lionel-Edouard Martin, Anaïs ou les Gravières.
Céline Minard, Bastard Battle.
Jacques Jouet, La seule fois de l'amour.
Christian Molinier, Un séjour à Fresnes.
Daniel Pennac, Journal d'un corps.
Michel Arrivé, La Walkyrie et le professeur.
Michel Arrivé, Un bel immeuble.
Michel Arrivé, L'Homme qui achetait les rêves.
Le Golvan, Dachau Arbamafra.
Philippe Garnier, Roman de plage.
Gabriel Bergounioux, Il y a de.
Philippe Garnier, Babel nuit.
Gabriel Bergounioux, Il y a un.
Hubert Lucot, Opérateur le néant.
Maurice Pons, Les Saisons.
Marie Cosnay, A notre humanité.
Denis Montebello, Tous les deux comme trois frères.
Eric Chauvier, Que du bonheur.
Italo Svevo, Ma paresse.
Monique Rivet, Le Glacis.
Lutz Bassmann, Danse avec Nathan Golshem.
Pierre Terzian, Crevasse.
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Michael Lentz, Mourir de mère.
Eric Bonnargent, Atopia.
Joël Baqué, Aire du mouton.
Gabriel Bergounioux, Mes nippes.
Ron Butlin, Le Son de ma voix.
Eric Chevillard, Iguanes et moines.
Marie Cosnay, Entre chagrin et néant.
Cécile Beauvoir, Ce vieil air de blues.
Joseph Mouton, Hannibal tragique suivi de Hannibal domestique.
Aurelio Diaz Ronda, L'O de trOus.
Céline Minard et scomparo, Les Ales.
Emmanuel Rabu, Futur fleuve.
Thomas Vinau, Nos cheveux blanchiront avec nos yeux.
Lise Benincá, Les Oiseaux de paradis.
Sabine Bourgois, Les Unités.
Jérôme Lafargue, L'Année de l'hippocampe.
Hubert Mingarelli, La Lettre de Buenos Aires.
Sylvain Coher, Carénage.
Céline Minard, So Long, Luise.
Reinhard Jirgl, Renégat, roman du temps nerveux.
Il pleut sur le bruit de la pluie qui tombe sur le bruit de la pluie qui tombe sur le bruit de la pluie en tout une fois de plus que vous l’entendez, il pleut des pétales d’images liquides qui tombent à plat et recouvrent un à un l’écran du pare-brise, des pastilles fondantes de couleurs qui explosent à la surface du verre et libèrent leurs capsules de pixels sur la masse jaunie du figuier, gondolent doucement la carrosserie des voitures – celle mûre-écrasée d’un break Volvo – escamotent la roue de secours suspendue à l’arrière d’une jeep, cryptent sa plaque minéralogique sinon lisible à cette distance, martèlent l’argent des coupés gris métallisés, nettoient à sec le velours frappé de la haie de cyprès la plus au fond, cabossent le pied du réverbère, repeignent touche Morandi le pan coupé de l’immeuble – photo molle du paysage – il n’y a que ta blondeur gris-étale qui tienne le coup en terme de remodelage, le rouge des phares passe d’une alvéole lumineuse à une autre comme par dialyse, comme des bactéries vues au microscope, depuis mardi je lis de mieux en mieux, j’arrive à lire toute nue et je rêve d’une peinture love painting qui, lorsqu’on l’applique sur une surface plane, dévête toutes tracées les lettres majuscules du graffiti « BARBARA TI AMO », les peint déjà écrites, devant et de profil, je passe en souriant et je fais semblant d’être Barbara.
Cécile Mainardi, L’immaculé conceptuel. Deuxième Blondeur, Les petits matins, 2010, p. 75-77.
« Deuxième Blondeur », parce qu’il y en a une première ; c’est d’ailleurs par ce titre que je suis entré dans cette belle collection Les grands soirs des éditions Les petits matins, qui fait vraiment un beau travail. On aura compris qu’il s’agit moins d’une suite que d’une nouvelle poussée, on n’est pas obligé d’avoir lu la Blondeur pour lire cet immaculé conceptuel – mais ce n’est pas plus mal de retourner s’y plonger (surtout quand on aime l’amour).
(En cherchant une illustration pour ce billet, je tombe un peu par hasard sur cette image ; tiens ! elle vient du Désordre de Philippe de Jonkheere – obéissons donc au hasard et allons donc nous perdre un peu.)
- Monsieur Le Comte au pied de la lettre, 7 octobre 2010 (Quidam éditeur)
- Tu, été 2010, dans la revue l'Anacoluthe.
- Lire et écrire, quoi (en résidence sur Mélico) 1 : Une histoire de prescription, quoi, 2 : Ecrire, c'est lire encore, 3 : Le sujet comme appât, quoi, 4 : Pour en finir avec les mauvais sujets, 5 : Il paraît qu'il faut rentrer, 6 : La littérature, c'est foutu.
donne envie
N'est-ce pas ? (Votre envie, je l'attendais un peu.)
L'écran neigeux a envahi mon écran d'ordinateur, je le fixe et j'attends.
Je pense un peu à Debord et à Godard mais surtout à l'écran noir de la télé quand les programmes s'interrompaient à 23H30.
Vous n'allez pas tarder à y voir apparaître une blondeur gris-étale.