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- Samedi 14 juin de 17h à 18h, Pierre Jourde, Guy Goffette et moi-même étions les invités d'Augustin Trapenard pour son émission le Carnet d'or, qui portait sur le thème de la réécriture.

9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 19:23

Bien sûr c’est facile à dire quand soi-même on élude régulièrement l’exercice, mais la critique littéraire c’est quand même bien quand c’est un écrivain qui la fait. Je me disais ça tout à l’heure en discutant avec moi-même et je me cherchais des exemples pour terminer de me convaincre et franchement c’était trop facile parce que je viens d’acheter le Cannibale lecteur de Claro dont je suis régulièrement le Clavier du même nom, et par association d’idées blogosphériques je me disais Jourde et très vite beaucoup d’autres dont certains ont même écrit sur mes propres livres ; ceux-là je ne vais quand même pas les nommer mais franchement ce sont toujours des articles d’une belle tenue, au point d’arriver à être intéressants pour l’auteur lui-même. Et très vite mon contradicteur intérieur de me faire remarquer que de nombreux critiques littéraires ont publié des romans. Comment dès lors faire la part entre des écrivains qui pratiquent aussi la critique littéraire et des critiques qui commettent des romans (souvent publiés chez de gros éditeurs, soit dit en passant, ce qui n’est pas nécessairement une circonstance aggravante mais peut l’être) ? Mes envies de lecture sont évidemment un critère indiscutable mais quelque peu limité par leur caractère privé. Tant pis.

Car il nous reste l’excellente question du sujet, qu’on n’épuisera jamais. Les livres dont on parle – entendez : les livres dont les journalistes parlent le plus – sont quasi toujours des livres à sujet. Le livre peut être bon, c’est quand même d’abord son sujet qui fera qu’on en parle. En finir avec Eddy Bellegueule, par exemple. Pas lu, rien à dire. Mais le sujet en lui-même, celui-là ou un autre, même moins spectaculaire mais immédiatement identifiable comme celui de la petite communiste qui ne souriait jamais (que j’ai lu et bien aimé) facilite évidemment la rédaction d’articles : ceux-ci risquent de parler moins du livre que du sujet mais peu importe. Il est par exemple beaucoup moins facile de parler de l’Accumulation primitive de la noirceur (que j’ai lu aussi et trouvé excellent) parce que le sujet n’est pas immédiatement discernable (c’est plutôt un sujet en creux) – d’ailleurs j’en ai lu quelques recensions élogieuses en réalité assez pauvres pour vraiment rendre compte du livre. Et c’est assez naturel. Le sujet est essentiel à la pratique journalistique, il en est la première condition. Que le journalisme fasse la part belle à la littérature du sujet, c’est dans l’ordre naturel des choses. Dans le pire des cas, le journaliste ayant la notoriété qui lui permettra d’être publié facilement renchérira lui-même dans la littérature du sujet : la littérature devient le moyen de se libérer du devoir de réserve propre au journalisme, où peut tranquillement s’effacer la tension entre l’objectivité attendue et la subjectivité inévitable. Une sorte de journalisme dégradé, en somme, où la littérature ne trouvera au mieux comme alibi que la « qualité de l’écriture ». On y perd de tous les côtés.

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commentaires

Laurent 12/04/2014 12:35


Je découvre votre blog avec intérêt, je me permets de vous répondre.


Votre théorie du "journalisme dégradé" est intéressante.


On connaît les problèmes concrets auxquels sont confrontés les journalistes culturels exerçant des fonctions critiques : réseaux d'amitié et d'intérêt avec les éditeurs, fluidité des positions
entre la presse et l'édition, système de renvoi d'ascenseur, espace et temps limité pour parler en profondeur d'un livre, paresse pour lire vraiment, pour lire en profondeur, dépendance
financière des pigistes, journalisme d'éveil du désir du consommateur plutôt que de son intelligence, etc.


Vous soulevez néanmoins un point important, très juste : le "livre à sujet".


Les journalistes culturels s'intéressent visiblement surtout à la transposition du sujet du livre dans l'espace du débat. Si le dernier Ernaux, le livre de Bellegueule ou le dernier Angot ont
suscité des articles dans la plupart des médias, c'est qu'ils sont exploitables dans des débats de société. "Alors qu'est ce que ça nous dit sur comment que nous pouvons décrypter le réel pour
nos lecteurs ?" "Un livre qui décrypte notre rapport à X/Y". Ils ne veulent pas de littérature, ils veulent du fait de société, de la page-débat (je caricature un peu, mais enfin, c'est ce qui
ressort majoritairement d'une consultation des suppléments littéraires). Ce n'est pas de la critique, c'est du journalisme. Comme un fait divers n'a d'intérêt journalistique que pour ce qu'il
paraît révéler du monde dans lequel il prend corps, un fait littéraire (un livre) n'a d'intérêt (à leurs yeux, majoritairement) que pour ce qu'il dit du monde, ce qu'il formule d'informulé dans
l'espace public. C'est une lecture réductrice de la littérature. Cette sociologisation littéraire est en ce moment assez fatigante ; il est impossible d'y échapper dans les principaux suppléments
littéraires des quotidiens. Tous ces journalistes se pâment devant les listes de courses de Mme Ernaux comme s'ils découvraient un nouveau monde mental et matériel... en l'espèce, avec un
demi-siècle de retard (ou presque) Il reste heureusement quelques revues (NQL, Europe, etc.) où les livres sont réellement lus, traités pour ce qu'ils sont et non ce qu'ils semblent dire de tel
ou tel débat de société.


 

PhA 12/04/2014 13:52



Nous sommes d'accord (pour le livre d'Annie Ernaux, je ne sais pas, je ne l'ai pas lu). D'ailleurs ce problème dépasse la seule question de la qualité littéraire des livres mis en avant -
certains peuvent être bons - et même celle de la qualité des articles, qui ne sont pas forcément idiots non plus. Mais vous avez raison : c'est une manière d'évacuer la littérature au sein même
des espaces (réduits) qui sont supposés lui être consacrés. Après tout, certains de ces articles (que nous disent ces livres sur tel sujet) pourraient être pertinents, pourquoi pas, HORS des
pages littéraires ; au lieu d'introduite cette confusion dont on sait bien qu'elle sert les esprits les moins honnêtes et qu'elle dessert la littérature.



G 10/04/2014 11:01


Trés bien vue: cette sorte de circularité dans la dynamique des publications, et l'édification d'un mainstream littéraire (de plus en plus journalistique) par ceux qui occupent les deux bouts de
la chaîne éditoriale - création et réception - dans leurs positions interchangeables. Que dire de ceux qui occupent une fonction de plus: celle d'éditeur? Tous les ingrédients sont réunis pour
une reproduction du même à l'infini. Et une mainmise (par divers petits cercles coercitifs au pouvoir) sur les questions de gouts, de moins en moins diversifiés, question offre, et par la force
des choses, question demande. Une sorte d'aplanissement mortifiant de la diversité littéraire sans aucun doute. J'imagine qu'une sombre pulsion de mort anime les tenants de la grosse ficelle
éditoriale dont le télos plus ou moins inconscient ne serait rien d'autre qu'en finir avec la littérature dans ses fonctions exploratrices et sa recherche entêtée du nouveau, dans une sorte de
crispation idéologique et réactionnaire (car tout cela est transposable sur le plan politique malheureusement). Bref: en finir avec l'écriture tout court en lui substituant la recherche d'un
sujet qui fasse vendre, avec toutes les clauses stylistiques que cela demande: produire du lisible, c'est-à-dire du reconnaissable par tous (ou du moins par le plus grand nombre d'acheteurs
potentiels). Il y a là, je crois, une incompatibilité entre l'exigence littéraire (comme recherche et expérience, sourde aux attendus tyranniques de la bonne forme, de nos jours: celle qui fait
vendre) et l'exigence du marché. Deux logiques étrangères et inconciliables. Céder à l'une plutôt qu'à l'autre est devenu une question de résistance ou d'alliénation à la logique d'un système qui
va son train et emporte sur son passage les âmes et les corps. Quelque chose d'éthique a lieu dans l'opération de ce choix. Quelque chose qui engage tout l'être en première personne du singulier
sur la question qu'est-ce qu'écrire aujourd'hui.


Bien amicalement, G.


 

PhA 11/04/2014 19:26



Oui, j'aurais peut-être dû mettre un petit mot (mais ce n'était pas mon sujet) pour certains ni-journalistes-ni-écrivains qui apportent un peu d'air frais (blogueurs ou/et libraires
notamment) dans ce manège rétréci.



Michèle 09/04/2014 23:43


Je viens de lire Cannibale Lecteur dans lequel Claro n'aborde le "sujet" d'un livre qu'en fonction de son écriture.


Mais je suis perdue dans la forêt de noms dont je ne ne connais pas les deux tiers et je retourne à mes amours, par exemple Le Tramway de Simon que je n'ai pas lu (au sujet peu accrocheur a
priori). Il me faudra ensuite faire des choix en fonction d'une écriture susceptible de me séduire.

PhA 11/04/2014 19:21



C'est une très belle forêt même si j'avoue ne pas connaître la moitié des arbres.



 

Rien (qu'une affaire de regard) couv

Mon premier roman, indisponible depuis des années, fait l'objet d'une réédition revue et corrigée, chez Quidam éditeur bien sûr, sous le titre Rien (qu'une affaire de regard). (Mars 2014)

La quatrième de couverture.

L'accueil de la critique.

Le Carnet du Libraire, sur France Culture.

 

Couv Dans mon oreille
Dans mon oreille, illustré par Henri Galeron, aux éditions Motus (12 septembre 2013).

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